«Vous avez pour mission de changer l’image du chasseur viandeur et sans scrupule.» Voilà le message donné par les autorités valaisannes aux candidats chasseurs lorsqu’ils sont convoqués à leur premier cours. Des mots simples et clairs qui préviennent d’entrée de jeu du principal défi qui attend les prétendants au permis. Obtenir le droit de chasser est une chose. Favoriser une perception positive de la chasse, basée sur la connaissance de l’activité et de son rôle dans le milieu naturel, en est une autre. Et je suis ravi de pouvoir apporter ma modeste contribution à cette noble tâche.

Le comité de Diana Romande a décidé de m’accorder sa confiance pour reprendre les rênes de son magazine. Il m’appartient désormais, dans la mesure de la portée de ce support, de faire en sorte que la chasse soit mieux comprise. Que le chasseur soit repositionné dans son rôle d’expert de l’environnement et de la nature, qu’il soit considéré comme un écologiste indispensable, même si le terme en rebute plus d’un.

Le défi n’est pas aisé, ce qui le rend d’autant plus motivant. Jean Bonnard, fort de quarante-trois permis, d’une carrière de journaliste remarquable auprès des principaux médias romands, et d’un réseau exceptionnel, avait un profil idéal. Lui succéder, pour moi qui suis journaliste et «jeune» chasseur, est un honneur. Je compte évidemment poursuivre ce qu’il a entrepris pour rendre cette revue attractive et intéressante. J’ai la chance, pour y parvenir, de bénéficier d’un réseau de contributeurs passionnés et compétents, et je sais d’ores et déjà que je peux compter sur eux. D’autres plumes viendront compléter les signatures déjà connues, afin d’apporter un maximum de diversité à nos articles.

Portraits, interviews, dossiers, sujets d’actualité, technique, connaissance de la faune, chiens… Je m’assurerai de n’oublier aucun sujet, en compensant mon éventuel manque d’expérience par ma curiosité et ma volonté de placer Chasse et Nature comme une référence dans le milieu, et peut-être hors de celui-ci.

Car amener les non-chasseurs à s’intéresser à notre magazine fait partie de mes vœux, comme de ceux de Diana Romande. Notre titre est suffisamment explicite pour y parvenir, et là encore, l’image que nous donnerons de la chasse est fondamentale.

Les préoccupations qui nous concernent, que l’on soit randonneur, observateur, photographe, chasseur ou simple promeneur, sont au final identiques. Nous avons tous à cœur de profiter d’espaces naturels durables, qui permettent à chacun de se ressourcer en fonction de ses aspirations. Je vous souhaite bonne lecture.

Vincent Gillioz, rédacteur de Diana Chasse et Nature

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