La parole aux invités

En ouverture de l’Assemblée des délégués, le président Hanspeter Egli a excusé le conseiller d’Etat Mario Cavigelli et résumé le message adressé aux délégués de ChasseSuisse: «La chasse à patente a une longue tradition dans les Grisons et est un modèle reconnu. Nous avons des populations sauvages, saines, adaptées à leur milieu et naturellement structurées. Ce succès est le résultat des efforts accomplis par le SPW dans l’intérêt d’une chasse à patente libre. Je l’en remercie, tout en vous rappelant que la chasse est également, aujourd’hui, sous pression dans les Grisons. Elle retient de plus en plus l’attention du public, bien qu’elle ait été de tout temps une façon moderne d’exploiter la nature.

»La chasse n’est pas un retour au passé, elle connaît une évolution pleine d’assurance. Cependant, si la chasse veut préserver sa capacité à évoluer, les chasseurs doivent rester ouverts à ces évolutions et s’intéresser aux nouvelles connaissances scientifiques et aux changements sociétaux pour continuer à chasser librement en Suisse. La chasse est un privilège. Assurer son évolution, c’est un grand défi pour le SPW et ChasseSuisse dans les années à venir.»

Stefan Engler, conseiller aux Etats: Ne pas arriver trop tard!

Le représentant du canton des Grisons souligne l’étroite collaboration entre ChasseSuisse et le groupe parlementaire «Chasse et biodiversité». Il souligne que ChasseSuisse entretient un monitoring actif pour toutes les affaires liées à la chasse et à la biodiversité. Stefan Engler explique que le plus grand risque en politique est d’arriver trop tard. Il s’agit donc de choisir le bon moment pour lancer des demandes dans les parlements nationaux. Si notre environnement cynégétique reste favorable, la politique et la société évoluent en permanence. Et de rappeler:

• Il est important que les organisations poursuivant les mêmes objectifs que les chasseurs s’allient entre elles.

• Il faut mettre l’accent sur la formation de base et la formation continue des chasseurs et sur leur représentation dans la vie sociale.

• Il y aura prochainement des votations sur la chasse dans le canton des Grisons. Il faut donc informer la population de façon judicieuse et souligner les trois principes suivants: comment nous chassons, ce que nous savons et quelles sont nos valeurs.

• L’Europe nous montre que les problèmes concernant la chasse ne sont pas aussi éloignés qu’on le pense. Il convient d’anticiper ces signaux. Nous devons avoir les réponses aux questions liées à la chasse.

• Un point préoccupant est la tendance consistant à considérer la chasse de façon centralisée. Il estime que la chasse doit être régie en respectant l’esprit du fédéralisme, car une centralisation insidieuse nous ferait plus de mal que de bien.

Tarzisius Caviezel, président de la Municipalité de Davos

Le président de la Municipalité de Davos se réjouit que nous puissions cette année nous réunir à Davos, un lieu où se rencontrent chaque année les principaux acteurs de la politique et de l’économie mondiale. Davos est la ville la plus haute d’Europe et, avec ses 282,6 km2, elle est la deuxième plus grande localité suisse par sa superficie.

Elle se situe dans un environnement unique: ville et campagne restent intimement liées, même aujourd’hui. La population, qui vivait à l’origine sur des sols pauvres et arides, a trouvé une nouvelle source d’existence dès le milieu du XIXe siècle grâce aux établis­sements de cure et, un peu plus tard, grâce au tourisme sportif. Au XXe siècle, Davos a fait preuve de beaucoup d’initiative, devenant ainsi un important centre de congrès. Depuis 2010, la ville a investi 40 millions pour développer ses activités dans ce domaine. Le centre des congrès qui accueille ChasseSuisse aujourd’hui peut recevoir 2000 personnes. Si Davos compte 12 500 habitants, tous les hôtels et appartements en location, pris ensemble, permettent d’accueillir 60 000 personnes.

Samuel Gründler: Il existe de nombreux liens entre les chasseurs et les pêcheurs

Membre du comité directeur de la Fédération suisse de pêche, Samuel Gründler transmet les salutations du président honoraire Roland Seiler et du président Roberto Zanetti, conseiller aux Etats. La Fédération suisse de pêche est un excellent partenaire pour la chasse et il existe de nombreux liens entre les chasseurs et les pêcheurs. Deux projets en cours montrent qu’il existe également des synergies:

• Le premier projet est la campagne «Les pêcheurs créent des espaces vitaux». Ce projet prévoit de valoriser des fleuves et des lacs en mauvais état. Il y a donc des liens étroits avec la chasse.

• La deuxième campagne existe depuis des années, c’est-à-dire: «L’élection du poisson de l’année». Dans ce cas, il est important de tenir compte du fait que les pêcheurs, comme les chasseurs, sont le point de mire des militants pour les droits des animaux et se retrouvent confrontés à des exigences insensées.

La Fédération des pêcheurs peut compter sur le Club 111, comparable au Cercle cynégétique de ChasseSuisse, et disposer chaque année d’environ 50 000 francs pour des projets en faveur de la protection de la nature.

Jean-Pierre Boegli

 

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