Leur mission est enthousiasmante pour qui aime la nature et le plein air. Mais elle est délicate car exposée aux critiques. Ils sont de temps en temps encensés et d’autres fois calomniés. Parfois avec raison, d’autres fois avec déraison. Lorsque l’on a besoin d’eux, que l’on soit chasseur ou simple quidam, ils répondent généralement présents. Que ce soit pour lever un animal blessé ou tué par l’automobiliste ou pour décourager une fouine trop dérangeante sous la toiture, ils interviennent à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. L’animal sauvage devient un domaine sensible. La gestion de la faune, ils la connaissent et la pratiquent dans le terrain. La patience, ils l’ont apprise et l’appliquent sans cesse. Patience dans l’observation, patience avec les chasseurs, patience avec les clients en quête d’un trophée qui n’est parfois pas assez relevé. Serrer le poing dans la poche, ils savent le faire lorsque, quand les prédateurs dévastent en dévorant sans discernement le gibier, ils doivent les laisser poursuivre leur chemin sans lever le fusil. Serrer le poing dans la poche, ils le font lorsqu’ils exécutent une autorisation de tir d’un prédateur mais se voient accusés d’assassinat par la caste des protecteurs irréfléchis. Serrer le poing dans la poche, ils doivent le faire lorsqu’ils abattent un gibier malade et se voient reprocher de remplir le congélateur. Ils doivent réprimander, verbaliser, contrôler l’application des certaines règles décidées derrière les bureaux et pour lesquelles ils ne sont pas toujours persuadés qu’il s’agisse d’une bonne solution. Du courage ils en ont lorsqu’il convient d’affronter les intempéries ou les dangers hivernaux pour porter secours à un gibier en perdition. C’est leur job et ils sont payés pour cela. Mais les gardes-faune ou gardes-chasse, tout comme leurs appréciés collègues auxiliaires et bénévoles, savent aussi faire autre chose, comme par exemple les activités décrites dans cette revue sous le titre «Le garde-chasse, un précieux allié du chasseur». Ils sont les partenaires des chasseurs et de la population. Il y en a qui font bien leur métier comme il y en a qui en sont aigris. Beaucoup d’entre eux ont intégré pleinement la notion de service. D’autres en sont restés à celle du pouvoir à ne pas partager. Tant pis pour eux! Ce phénomène se retrouve dans toutes les professions et dans tous les cantons. Pour les autres, ils méritent les remerciements de l’ensemble des chasseurs.

Chasie

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