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Les vêtements pour le grand froid

Les vêtements pour le grand froid

LA TECHNOLOGIE DES VÊTEMENTS A ÉNORMÉMENT PROGRESSÉ DURANT LES DEUX DERNIÈRES DÉCENNIES, AU GRAND PROFIT DE NOTRE CONFORT… NOTAMMENT PAR GEL INTENSE.

La chasse se pratique souvent par temps froid, parfois même glacial. Les vêtements destinés à affronter ces conditions ont longtemps recouru à des matières naturelles, presque toujours d’origine animale, tel le loden, une épaisse étoffe de laine produite depuis le Moyen-Age aux confins de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Suisse et de l’Italie, plutôt dévolu aujourd’hui à de luxueux vêtements urbains. Le cachemire, un très élitiste tissu confectionné avec le poil de chèvres de montagne du nord de l’Inde, lui aussi exploité depuis le Moyen-Age, mais surtout dédié de nos jours à des pulls, des vestes ou des manteaux de ville. La soie, connue depuis l’Antiquité, principalement vouée aux sous-vêtements, est encore parfois utilisée pour la chasse, ou le duvet d’oies ou de canards arctiques, encore employé pour garnir certains blousons ou manteaux de chasse. Ces matières traditionnelles préservent très efficacement du froid. Mais les vestes, gilets et pantalons qui en sont issus engoncent et entravent les mouvements rapides que requiert l’activité.

Parka Browning XPO Pro RF.

Place aux matières modernes

Les fabricants de fibres synthétiques et de tissus techniques en ont savamment analysé la structure physique et la composition chimique… pour les reproduire dans des matériaux beaucoup plus légers et souples, tout en optimisant leur capacité à protéger du froid, du vent, de la neige. Il s’agit essentiellement, pour les fibres synthétiques, du polyester dans ses multiples variantes, notamment la bien-nommée « polaire », et pour les tissus techniques, du Gore-Tex® et de ses nombreuses évolutions. Le polyester préserve excellemment du froid. Les membranes techniques isolent de la pluie et du vent tout en laissant la transpiration s’évacuer, ce qui les fait souvent qualifier d’« imperméables et respirantes ». Le vêtement « grands froids » se compose idéalement de trois « couches » – une toile extérieure en polyester, une membrane intermédiaire « imperméable et respirante », une doublure matelassée en polyester – qui garantissent une légèreté et une liberté de gestes inconnues avec les matières naturelles.

Gilet Browning XPO Coldkill.

Spécialistes nordiques

D’innombrables fabricants se sont emparés de cette technologie. Mais, assez logiquement, les griffes scandinaves, canadiennes et québécoises en ont développé une maîtrise particulière. Ils ont été depuis rejoints par plusieurs marques allemandes et autrichiennes. Les Suédois Fjällräven, Härkila et Pinewood, les Danois Deerhunter et Seeland, le Québécois Sportchief ou encore l’Allemand Blaser figurent parmi les signatures les plus emblématiques de la spécialité. Le Belge Browning, le Français Jumfil et l’Italien Beretta proposent cependant aussi des réalisations tout à fait intéressantes. Toutes ces marques recourent aux classiques tons vert ou marron comme au très moderne et sécurisant orange fluorescent. Quant aux vêtements « de dessous », la bonne formule consiste à accroître les strates, par exemple en préférant à une épaisse chemise et à un très gros pull, un sous-vêtement fin associé à une chemise et à un pull qui n’altèrent pas le mouvement. Les fibres synthétiques se sont essentiellement appropriées les sous-vêtements, confec-tionnés en polyester mêlé à de la laine ou du coton, ou fabriqués en acrylique ou dans un de ses dérivés tel le Thermolactyl de la firme française Damart. Le loden et le duvet ont connu leur époque de gloire, le temps présent consacre les prodiges technologiques du XXIe siècle, pour le plus grand confort et la plus haute efficacité en action des chasseurs qui s’en équipent !

Texte Francis Grange

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