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Bécasse et lièvre : les chasser, c’est mieux les préserver !

Bécasse et lièvre : les chasser, c’est mieux les préserver !

La Fédération des chasseurs neuchâtelois a organisé une table ronde scientifique pour faire le point sur le bien-fondé de la chasse au lièvre. Compte rendu d’une rencontre particulièrement enrichissante.

Texte et photos : Giovanni Sammali

 

Pan dans le mille ! Les affiches du Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel ont donné le ton de la table ronde sur le lièvre et la bécasse, organisée par la Fédération des chasseurs neuchâtelois. Leurs slogans résumaient la démarche du mardi 22 septembre au soir : « Si vous sortiez de votre coquille », « On ne vous posera pas un lapin », « On ne vous clouera pas le bec », « Vous allez faire de vieux os ». Coïncidence parachevée dans l’auditorium avec la chaise, occupée à l’année par notre lagomorphe, portant cette inscription : « Et lui, qu’en pense-t-il ? » Difficile de faire mieux comme mise en bouche.

Alors que les Verts neuchâtelois se sont mis bille en tête d’interdire la chasse à la bécasse et au lièvre dans leur canton, la FCN a voulu dresser un état des lieux des faits et connaissances sur l’évolution de ces populations, en conviant les députés du Grand Conseil à venir écouter notamment deux des meilleurs spécialistes de l’oiseau à long bec et du bossu aux longues oreilles.

Une démarche d’ouverture
« Pour mieux cerner leurs besoins ainsi que les éventuels impacts de la chasse, nous avons voulu réunir experts et politiciens, pour identifier aussi quelles actions pourraient leur être bénéfiques », notent Henri-Armand Meister et Yves Lanoir, chasseurs bécassiers et parmi les initiateurs de la soirée.

Une démarche d’ouverture spectaculaire qui a réuni tous les partis représentés au Parlement cantonal mais, au grand dépit des organisateurs, aucune ONG : WWF, Pro Natura, Sorbus ont toutes fini par faire faux bond. « Pour des questions d’agenda, mais aussi – et cela nous a vraiment surpris – parce qu’elles estimaient ne pas être compétentes », a posé en préambule Fabien Süsstrunk, vice-président de la FCN.
« Cette excuse est surprenante. C’est d’autant plus navrant que nos détracteurs aient manqué une si belle occasion de se mettre à jour ! » a commenté Cédric Bohrer, président des chasseurs de La Chaux-de-Fonds.
Claude Fischer, professeur et spécialiste du lièvre, et Yves Gonseth, directeur du Service de cartographie de la faune de l’UNINE, bien connu pour avoir dirigé le projet national sur la bécasse des bois, ont captivé l’assemblée par leurs interventions claires et étayées.
Outre ces deux brillants experts, la table ronde a réuni Christophe Noël, chef du Service neuchâtelois de la faune, de la forêt et de la nature (SFFN), et deux chasseurs.
Cinq thèmes ont été passés en revue, sous la conduite de Daphné Fougea. Et personne dans l’assistance n’a pu prétendre n’avoir rien appris de nouveau ! Habitat, comptages, listes rouges et impact de la chasse ont été décryptés.

 

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