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Revitalisation de biotope en faveur de la bécasse des bois

Revitalisation de  biotope en faveur de la bécasse des bois

Le projet mené par Michel Buchwalder de Rebeuvelier (JU) a pris forme. Depuis une douzaine d’années, la création est en route d’un biotope destiné à la dame au long bec. Objectif : lui faire retrouver des lieux de nidification qu’elle avait partiellement délaissés ces vingt dernières années. Une poignée de bécassiers jurassiens participe à cette opération.

Texte de Jean-Pierre Molliet et photos de ShutterStock

 

L’idée lui est venue en 2013 déjà. Le Raimeux était recouvert dans les temps anciens de pâturages, et la région présente de nombreux coins humides. Une région idéale pour la nidification de la bécasse. Michel Buchwalder a eu connaissance d’un projet de la Confédération, qui avait dans ses dossiers une étude fédérale dont le démarrage était prévu en 2014. Le but était d’améliorer la situation de la bécasse des bois en Suisse. Une belle occasion à saisir !

« C’est ainsi que j’ai été intégré aux travaux de cette étude », relate Michel Buchwalder. Avec comme avantage un petit coup de pouce de la Confédération. « Ce qui était demandé correspondait bien aux vues que j’avais concernant cette réalisation, soit : procéder à des ouvertures, des clairières, pour que la configuration du terrain soit un lieu accueillant pour atterrir. Car il est connu que la bécasse rechigne à se poser en pleine forêt. L’objectif était de recréer des lisières avec des ouvertures représentant des pistes d’envol. Quelques amis proches partageant mes convictions et prêts à s’investir m’ont conforté à aller de l’avant. »

Un lieu « sauvage »

L’endroit choisi est un lieu qui a gardé son aspect sauvage, loin de toute habitation. Il se situe sur le Mont-Raimeux (point culminant du canton du Jura), au sud-ouest de Delémont, à une altitude de 1070 mètres, en dessus du village de Rebeuvelier. Aucun sentier pédestre ne le traverse, et encore moins de chemin, que ce soit forestier ou autre. Le terrain humide est recouvert de berce commune et boisé, principalement de frênes et d’épicéas. On y trouve également des hêtres et des érables, ainsi que quelques cerisiers sauvages. Pour rejoindre ce lieu, trente minutes de marche au moins sont nécessaires, d’où que l’on vienne.

En janvier 2015, les instances fédérales et cantonales, accompagnées de spécialistes de la bécasse, ont visité ce lieu qui a été qualifié de parfait pour ce genre d’opération.

Collaboration des chasseurs jurassiens

Il a donc été nécessaire de pratiquer une saignée dans la forêt. Ce sont plus de quatre ares de gros bois qui ont été coupés. Du fait de l’inaccessibilité du lieu, ce bois n’a pas été exporté, mais il a été débité sur place. Pour former des tas qui n’ont pas été brûlés, mais qui ont composé de magnifiques biotopes dont a bénéficié la petite faune.

Vu l’ampleur de la tâche, il a été fait appel aux chasseurs jurassiens, qui ont ainsi eu la possibilité d’effectuer leur journée de travail obligatoire pour l’obtention de la patente de chasse. À noter qu’ils étaient nombreux, les chasseurs présents ne pratiquant pas la chasse à la bécasse.

 

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