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Révision de la loi sur la chasse

Révision de la loi sur la chasse

Une base juridique satisfaisante pour Diana Romande !

Les chasseurs romands, sont satisfaits de la révision partielle de la loi sur la chasse. L’augmentation de l’autonomie cantonale pour la gestion de certaines espèces, ainsi que l’intégration de corridors faunistiques supra régionaux sont ses principales adaptations.

La révision de la loi sur la chasse à été adopté ce jour en votation finale par les chambres par 117 voix contre 71 et 9 abstentions, et par 28 voix contre 16 et 1 abstention. Cette révision est le résultat de nombreux débats dont certains ont été très émotionnels. Les différentes versions de cette loi ont fait plusieurs allers-retours entre les deux chambres avant que le projet puisse être finalement adopté ce matin. La nouvelle loi sur la chasse mise sous toit lors des session d’automne est équilibrée, adaptée à la situation actuelle, et va répondre aux attentes des chasseurs et autres milieux concernés par la biodiversité et la protection de la nature durant les prochaines décennies.

Les cantons doivent respecter le cadre juridique fixé par la confédération, mais ils restent, comme ils le souhaitaient, souverains dans leur manière d’organiser et réglementer la chasse. Ils gagnent en autonomie quant à la manière de gérer certaines populations d’animaux qui peuvent poser des problèmes. La nouvelle loi sur la chasse assure que les populations d’animaux sauvages ne sont pas mises en danger, ni par les activités humaines, ni par une prédation déséquilibrée.

À noter que la reconnaissance nationale du permis de chasse n’a pas été retenue. La pratique de la chasse doit évidemment rester durable, les cantons peuvent, si nécessaire et selon leur volonté, se coordonner.

Cette révision tient compte de l’évolution des populations d’animaux au cours des dernières décennies. Nombreuses sont celles dont la répartition a changé et les populations sensiblement augmentées, particulièrement chez plusieurs espèces protégées. Des faits qui démontrent le succès de la gestion et de la protection de la nature dans notre pays.

Cette évolution, si elle est réjouissante, a par contre conduit à une augmentation des conflits entre les intérêts de certains animaux sauvages et ceux des humains, particulièrement ceux de l’agriculture locale. La protection totale dont jouissent plusieurs espèces n’est ainsi plus adaptée au contexte actuel. Et la nouvelle loi sur la chasse apporte des solutions pragmatiques. Elle ouvre une voie à une régulation appropriée de ces espèces. La nouvelle loi sur la chasse reste une loi protectrice et n’est en aucun cas, comme veulent le faire entendre ses détracteurs, une loi d’abattage.

À noter encore que la recherche professionnelle d’animaux blessés dans un délai raisonnable, devient une obligation légale au niveau fédéral. Le rajeunissement naturel de la forêt a été établi et a donc un effet contraignant sur la régulation possible des grands prédateurs. En outre, les corridors supra régionaux importants pour la faune sauvage ont été définis dans cette loi.

Diana Romande déplore que plusieurs groupements de protection de la nature décident de s’attaquer à cette loi par voie de référendum. La régulation raisonnée de plusieurs espèces est une garantie de leur survie puisqu’elle permet de minimiser les conflits.

À l’heure où la population se préoccupe de plus en plus de l’origine et de la qualité de son alimentation. La venaison, les poissons de nos lacs ainsi que la viande issue d’animaux élevés en pâturage sont particulièrement demandés et appréciés. L’alimentation d’origine locale et produite de manière intégrée répond à de nombreux enjeux de protection de l’environnement et du climat. La prolifération incontrôlée de certaines espèces sauvages et prédatrices met cependant en péril plusieurs activités, comme l’élevage ovin en montagne, la pêche professionnelle et la chasse. La révision de la loi sur la chasse répond ainsi aux besoins des agriculteurs et pêcheurs, sans mettre en péril la survie des espèces présente sur le territoire.

Diana Romande se réjouit du résultat des débats des parlementaires, et estime que cette nouvelle loi est satisfaisante et appropriée tant enjeux de protection de la nature et de la biodiversité, qu’à ceux d’une production alimentaire locale.

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