Originaire de Monthey, Michel Bréganti présente un curriculum vitae à faire pâlir d’envie toutes les truites, bécasses, canes et canards du monde.

Formation de chimiste, enseignant, notamment au Cycle d’orientation de Monthey pour la science et l’informatique, Prince du Carnaval Montheysan, pêcheur, chasseur et formateur des candidats-chasseurs, vigneron, apiculteur, musicien, cuisinier pour tester ses créations culinaires personnelles, peintre, amoureux de Farinet et curieux de toutes matières culturelles ou scientifiques. Enumération non exhaustive mais bien réelle d’un personnage ayant marqué son époque.

Michel Bréganti, plus connu sous le diminutif de Breg, s’est illustré également dans le journalisme et l’écriture. Fondateur d’une agence Photo-Presse-Nature, fondateur du CADE-HL, comité pour la défense de l’environnement du Haut-Lac, il a collaboré au Nouvelliste, au Vendredi, au Journal du Haut–Lac, au magazine 13 Etoiles, au journal Construire et à quelques revues satiriques qui provoquaient rires ou pleurs parmi la gent politique valaisanne.

Affublé d’une sensibilité particulière pour la Roumanie et la Hongrie d’où il a ramené des souvenirs en tous genres, Breg s’y est engagé dans des programmes d’aide sur le plan du matériel médical et informatique.

C’est dire que l’homme se caractérise par une fibre sociale et humaine très ouverte. Ses détracteurs condamnent sa verve mais ses amis sont séduits. Il ne laisse personne indifférent et rien ne le laisse de marbre. Ardent défenseur des libertés dans le respect de ses congénères et de l’environnement, il cultive la fidélité dans l’amitié, la vraie. Le malheur de ses amis fait couler ses larmes. La tricherie, la malhonnêteté, la trahison le mettent hors de lui.

Pour la revue Diana, il a d’abord collaboré comme spécialiste pêcheur par ses écrits et no- tamment la rubrique «Au-dessous de la vague», articles ou poèmes agrémentés de ses aquarelles.

Michel Bréganti est cité pour la première fois comme collaborateur à la rédaction de la revue dans le numéro de mai 1978. Dès novembre 1986, il est mentionné comme administrateur adjoint et dès le 1er janvier 1987, comme rédac- teur en chef par intérim.

Il a été nommé directeur-rédacteur lors de l’assemblée de Diana Suisse le 23 mai 1987 à Martigny, en remplacement de Dante Fraguglione (rédacteur en chef), démissionnaire dès fin 1986 et de Léo Favre (directeur), décédé le 29 avril 1987. Michel Bréganti avait alors 43 ans. Le Nouvelliste titrait «Diana Suisse a trouvé l’oiseau rare» et «la candidature de Michel Bréganti retenue, ce dernier aura la délicate mission de remettre de l’ordre dans la maison».

Dans son discours d’investiture, Michel Bréganti manifestait son désir d’informatiser la revue et d’y ajouter de nouvelles rubriques.
Depuis, ne manquant jamais une assemblée, il s’est fait connaître de l’ensemble des chasseurs romands, non seulement par ses éditoriaux mais aussi par sa tarte légendaire (béret) dont il ne se sépare que pour se recueillir ou cuisiner. Critiqué, voire démoli par certains, il a su faire front et surmonter les difficultés avec toujours le même esprit, celui de faire perdurer Chasse et nature Diana. Sans lui, elle ne serait plus. Mais il a su passer la main dès qu’il a été convaincu que son successeur, Jean Bonnard, était de sa trempe, chasseur passionné, professionnel du métier et garant d’une progression de la revue pour le bien des lecteurs.

Michel Bréganti mérite largement sa place dans le cercle des membres d’honneur de Diana Suisse.

Chasie

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