L’oiseau qui figure ce mois-ci en couverture est réputé pour son vol majestueux. Réintroduit il y a quelques décennies dans le sud de la France, le vautour fauve est observé de plus en plus souvent dans nos montagnes où il semble apprécier passer ses vacances d’été. Charognard par excellence – il n’est pas conçu pour prendre une proie vivante – c’est un véritable éboueur des montagnes, et il peut nettoyer une carcasse en quelques jours. Il constitue de ce fait un excellent maillon de l’écosystème.

Une cinquantaine d’individus ont pu être comptés cet été en Gruyère et Guillaume Débieux – photographe animalier – n’a pas voulu manquer leur passage, en montant au-dessus de Jaun pour capturer ce «gros planeur» avec son appareil photo. Il n’a pas été déçu, puisqu’un groupe d’une quarantaine d’individus est passé à sa hauteur alors qu’il était à 2000 mètres, une occasion qui lui a permis de nous proposer cette magnifique image.

Reconversion

Quand le lait ne paie plus, la viande de cerf peut s’avérer être une bonne alternative. Et ce n’est pas Robert Cattin, agriculteur jurassien, qui va nous contredire. Soutenu par l’Aide suisse aux montagnards pour se reconvertir dans l’élevage de cervidés, il doit commencer à vendre le fruit de sa production dès l’automne. Une aubaine pour les amateurs de venaison et surtout une excellente filière pour les restaurateurs qui proposent du gibier en saison, et qui ne trouvent pas suffisamment d’offres auprès des chasseurs. Produite localement, cette viande, même si elle n’est pas sauvage, va sans aucun doute intéresser les professionnels du goût, qui n’auront plus à se tourner vers des produits d’Europe de l’Est ou d’Asie, pas toujours très traçables. Cette piste ne devrait pas manquer d’interpeller d’autres exploitants agricoles, en quête de diversification.

Retour des disparues

Si l’actualité n’est pas toujours réjouissante lorsqu’il s’agit de l’évolution de la biodiversité, l’Etat de Vaud nous apprend que plusieurs espèces de libellules recolonisent des sites où elles n’avaient plus été vues depuis des décennies. Enfin une bonne nouvelle ! L’information mérite d’être soulignée car elle démontre que la renaturation porte ses fruits et débouche sur des faits mesurables. Et si nous partageons l’idée qu’une nature en bonne santé est une condition au bon développement de la chasse, nous ne pouvons que nous réjouir de ce constat.

En attendant de pouvoir apporter d’autres bonnes nouvelles, nous souhaitons à toutes et tous une belle ouverture de la chasse, et surtout une bonne lecture.

Vincent Gillioz, rédacteur de Diana Chasse et Nature

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.