ChasseSuisse se doit d’intervenir en regard des fortes réactions de la part des partisans et des opposants aux décisions prises concernant Luna. Ce jeune lynx, capturé dans l’Oberland bernois en automne 2012, amaigri et sans parents, avait été placé dans l’Établissement d’élevage du gibier de Landshut BE. Puis, ayant retrouvé une bonne santé, avait été relâché ce printemps. Mais son appétit pour les moutons a contraint l’inspection de la chasse du canton de Berne à autoriser le tir du jeune félin. Finalement, le félidé sera capturé et transféré au parc animalier de Zurich où il fera office de lynx reproducteur. En regard de ces tribulations, ChasseSuisse communique :

Chasse Suisse s’engage pour la conservation de la biodiversité et contribue à favoriser le développement de populations d’animaux sauvages indigènes susceptibles d’intégrer des habitats favorables sans causer de dommages et de les gérer de façon approprié par la chasse. La diversité des espèces est à maintenir et à promouvoir. La protection totale des grands carnassiers n’a plus sa raison d’être aujourd’hui en Europe. Le contexte a fondamentalement changé. Les lynx et les loups se sont installés en Europe occidentale et en Suisse. Depuis quelques années, ils ont trouvé un habitat convenable et ils se propagent rapidement. Les populations de lynx et de loups en Europe sont aujourd’hui viables et leur situation est généralement considérée comme favorable.

ChasseSuisse n’est pas contre la présence du lynx, du loup et de l’ours en Suisse, pour autant que la migration de ces animaux soit naturelle. En revanche, elle refuse fondamentalement le fait de les capturer et de les relâcher. Cette procédure est une ingérence inutile dans la nature, le lynx et loup n’étant ni des animaux domestiques ni des animaux de rente, mais des animaux sauvages. Les grands carnassiers, comme les autres espèces protégées tel le bouquetin, sont à gérer durablement et efficacement. La stratégie de la protection totale poursuivie jusqu’à aujourd’hui par le gouvernement fédéral doit être transformée en une stratégie de management praticable et orientée vers des solutions de gestion. Tous les animaux sauvages ont droit à une même protection. Cela est particulièrement vrai pour les chevreuils et les chamois, les principales proies du lynx. Aujourd’hui, le lynx est répandu dans toute la Suisse. Dans certaines régions comme le nord-ouest des Alpes et le sud du Jura, les populations de lynx ont massivement et excessivement augmenté. Quant aux populations de chevreuils et de chamois, elles ont chuté de façon spectaculaire et ne peuvent plus se reconstituer.

ChasseSuisse demande à l’autorité fédérale compétente d’accepter les requêtes des cantons pour des interventions sur des animaux occasionnant trop de dommages ou dont les populations sont manifestement trop élevées, et de ne pas les en empêcher par des réserves excessives et des obstacles presque insurmontables.

ChasseSuisse

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