Une vidéo montrant un ours assiégeant le jardin d’une famille investie dans la préparation d’un succulent repas au barbecue a fait le tour de la terre sur les réseaux sociaux ! Après avoir bien dégusté la sauce coulante sur le plateau réservé à cet effet, l’animal s’est accaparé le rôti bien embroché sur le fourneau à broches. Les remontrances verbales et gestuelles manifestées en vue d’effaroucher l’envahissant intrus, pourtant proférées par deux hommes bien charpentés, tout comme les cris de l’ensemble de la smala familiale n’ont rien changé. L’ours a pris son courage à deux pattes et, il a fallu se rendre à l’évidence, s’est finalement décidé à emporter la pitance dominicale pourtant destinée à alimenter les convives du jour. Nos internautes, hommes, femmes, enfants, se sont régalés à la vue de cette aventure rocambolesque. Pourquoi les en blâmer, cela est survenu dans les Amériques, donc bien loin de nous ! Cette péripétie, bien qu’amusante, n’en reste pas moins parfaitement réelle. Elle suscite des réflexions fondamentales. Ce qui s’est passé dans ces pays éloignés ne pourrait-il pas se dérouler chez nous ? Il suffit d’attendre que l’ursidé poursuive sa progression d’invasion géographique et peuple à nouveau en nombre nos contrées. La colonisation est en marche. Des tentatives d’intrusion pour le prélèvement de quelques pots de miel ont déjà eu lieu. Une autre interrogation concerne le droit des animaux. Un ours a-t-il toute permission de violer un domicile pour y prélever les ravitaillements sensés subvenir aux besoins alimentaires de la race humaine ? Ceci en toute tranquillité et toute impunité car qui va le condamner ? Un pauvre homme, même affamé et désargenté, qui agirait de même en subtilisant des denrées de base dans un super étalage ou simplement au magasin du village, ne tarderait pas à être traduit devant les instances officielles, légitimées pour apporter une sanction sévère au coupable. Les adeptes de l’antispécisme, théorie en vogue qui veut conférer à l’animal les mêmes droits que ceux de l’homme, ont-ils une réponse ? Certainement et de manière simple puisque leur philosophie de vie s’oriente vers une interdiction de l’abattage des animaux. De facto, l’exploitation et donc la consommation de toutes chairs de provenance animale deviendrait un vieux souvenir ! Il ne resterait par conséquent qu’à aménager une place au galetas pour ranger le barbecue. Dommage pour la famille ours !

Chasie

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