J’entends régulièrement et avec beaucoup de reconnaissance que le nemrod est, grâce à sa formation attestée et reconnue, un acteur important de la régulation des espèces. On lui reconnaît le rôle de partenaire privilégié des Etats pour nombre de missions au service de la nature et de la faune. Lui, le défenseur des milieux naturels, le spécialiste de la régulation, des comptages, du sauvetage, de la prévention ou la réparation des dégâts aux cultures et aux forêts, le partenaire régulier pour la création ou l’entretien de biotopes.

Cette reconnaissance vaut au chasseur l’honneur de se voir confier des missions définies par des contrats ou mandats de prestation, établis entre les directions respectives et les fédérations cantonales.

Parallèlement et régulièrement, les cantons investissent pour le rajeunissement de la forêt, celle de production et celle de protection. Des investissements importants, nécessaires et justifiés qui porteront leurs fruits à long terme, dans cinquante, voire huitante ans, une période d’attente représentant au minimum… une vie de chasseur !

Durant toutes ces années de croissance, combien de fois les interventions du nemrod auront-elles servi à éviter l’abroutissement, l’écorçage ? Combien de permis et de taxes aura-t-il payé, combien de chiens aura-t-il nourris, formés, soignés ? Combien auront coûté sa formation continue, le matériel à entretenir et à renouveler, ses déplacements ? Je ne sais pas… La passion dévorante nous fait oublier cet engagement financier.

Les responsables politiques, eux, ne doivent surtout pas l’oublier et être reconnaissants et prêts à défendre, à toutes les occasions, ce partenaire important.

Trop souvent le chasseur est attaqué publiquement, accusé sans preuve, traité d’imposteur, de tueur sanguinaire, de barbare, d’ivrogne et j’en passe !

Rarement, trop rarement, le chasseur est défendu publiquement par les autorités partenaires !

La collaboration entre les chasseurs et les Etats est précieuse, souhaitée et doit encore être développée. Ensemble, nous serons plus forts pour relever les défis d’une gestion appropriée dans une forêt devenue espace social prisé.

Chers Etats partenaires, soyez courageux…

Nous l’attendons et nous le méritons !

Pascal Pittet, président de Diana Romande

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