Jean-François Sunier, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 63 ans, je suis dans ma troisième année de présidence de la fédération cantonale. Mais je suis actif depuis trente-cinq ans dans divers comités d’associations de chasse.

J’ai passé mon permis lorsque j’avais 28 ans. La chasse est une histoire de famille, mes ancêtres chassaient, et aujourd’hui mes enfants chassent. Mes petits-enfants vont probablement y venir prochainement, puisqu’ils sont toujours avec moi lors de mes sorties.

Professionnellement, je dirige depuis vingt-cinq ans une entreprise de transport qui compte vingt-cinq collaborateurs.

Quels sont les défis que votre canton doit relever, au niveau de la chasse ?

Il y en a deux principaux ; la formation des jeunes chasseurs, et la mise en place de l’examen obligatoire de tir. Patrice Bonnet, notre responsable de la commission de formation, fait un travail remarquable pour le premier. Nous avons dix à quinze nouveaux candidats chasseurs chaque année, et ça se passe vraiment très bien. La formation est en constante amélioration.

Pour le second, Michael Perrin est en charge de mettre en place le nouveau calendrier d’examen pour le tir. Notre stand est enfin opérationnel, et 350 chasseurs doivent maintenant passer le test, avant la prochaine saison. Nous travaillons main dans la main avec Christophe Noël, l’inspecteur cantonal de la faune.

Plus globalement, nous avons réalisé un effort d’information sur la chasse, et ça a vraiment porté ses fruits. Nous avons eu d’excellents retours. Nous pouvons nous féliciter du travail accompli par tous les chasseurs neuchâtelois, qui font toujours leur possible pour dialoguer avec ceux qu’ils rencontrent.

Que pouvez-vous dire sur Diana Romande, et les attentes que vous avez, en tant que président d’une fédération cantonale ?

Je dois d’abord saluer le travail réalisé par Charles-Louis Rochat avec qui nous avons vraiment bien collaboré. Et je suis également très content de voir Pascal Pittet arriver à la tête de Diana. Nous avons pu faire une excellente séance du comité central en septembre. Ses objectifs sont clairs, il apporte du renouveau, et nous allons l’appuyer dans ses démarches importantes pour la chasse romande.

Pour finir, comment voyez-vous l’avenir de la chasse dans votre canton ?

Comme je l’ai dit, nous jouissons d’une bonne perception, mais il faut rester vigilants. J’espère que les gens sauront rester modérés, notamment sur les réseaux sociaux, et qu’ils seront attentifs à l’image qu’ils donnent de la chasse. Si je devais faire un reproche à nos ancêtres, c’est peut-être de ne pas avoir suffisamment communiqué, et de ne pas avoir su informer. Les non-chasseurs doivent mieux savoir ce que nous faisons. La chasse, ce n’est pas six semaines par an. Nous agissons toute l’année, et trop peu de gens le savent. La formation et l’information doivent rester au centre de nos activités, pour assurer un avenir radieux à la chasse.

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