Daniel Kalbermatter, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 46 ans et professionnellement, je suis chef prévoyance et patrimoine Haut-Valais chez Axa Assurance. Je chasse depuis l’âge de 25 ans.

Fin avril, je terminerai ma troisième année à la présidence de la Fédération valaisanne des sociétés de chasse (FVSC). Mon engagement associatif de chasseur a débuté comme caissier de la Diana Loèche. Cinq ans plus tard, je suis devenu président de cette même Diana et j’ai occupé ce poste pendant neuf ans, jusqu’à mon élection à la présidence de la FVSC.

Quels sont les défis et les spécificités de la chasse valaisanne  ?

Dans un canton qui compte plus de 5000 chasseurs, dont environ 3000 prennent le permis chaque année, il faut savoir faire preuve de tact, mais aussi pouvoir être ferme, et avoir beaucoup de volonté. Il faut encore pouvoir compter sur un comité important et motivé, qui fonctionne parfaitement, pour diriger une association de cette taille.

Notre importance demande énormément d’organisation. Avec 130 à 150 chasseurs en formation chaque année, 30 équipes de chien de rouge qui passent des examens, 3000 chasseurs qui doivent faire leurs tirs périodiques, etc., le travail est plus que conséquent. Nous pouvons heureusement compter sur de très bons instructeurs et du personnel de qualité.

L’élaboration et l’adaptation de la réglementation de la chasse, ainsi que l‘organisation et la gestion de la chasse annuelle, exigent également un très gros travail. Nous pouvons heureusement compter sur une collaboration unique et exemplaire avec le Service cantonal de la chasse.

Ce qui est impressionnant aujourd’hui, c’est le très grand intérêt des médias pour notre activité. En tant que président d’une fédération, je pense qu’une des tâches les plus importantes est celle de la défense de la chasse vis-à-vis de la population qui ne chasse pas.

Quel rôle doit jouer Diana Romande selon vous ?

En tant que Valaisan, nous pouvons parfois être directs, et aimons appeler les problèmes par leur nom, ce qui ne crée aucun souci avec Diana Romande, nous nous y sentons très bien. Je trouve que la Diana Romande est très importante car elle représente les intérêts communs des Romands, qui ont souvent une mentalité différente de celle des Suisses allemands. Diana Romande donne du poids à cette mentalité.

Je suis convaincu que Pascal Pittet est un digne successeur de Charles-Louis Rochat et je suis très optimiste pour l’avenir !

Finalement, comment voyez-vous l’avenir de la chasse valaisanne ?

Nous sommes fiers de notre chasse, et je suis heureux de constater que la chasse valaisanne jouit d’un excellent statut dans le canton, elle est très bien vue par la majorité de la population. Le nombre de chasseurs augmente régulièrement depuis plusieurs années et quand je les regarde, je peux dire que nous n’avons pas à nous inquiéter pour l’avenir de la chasse en Valais.

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