En prenant quelques contacts dans le cadre d’un article sur la forêt, j’ai appris que dans plusieurs cantons, les relations entre les divisions de gestion des espèces, et de gestion des forêts n’ont pas toujours été simples. Un cruel manque de communication aurait existé entre forestiers et chasseurs des décennies durant. Heureusement, ces années noires sont aujourd’hui révolues et les responsables forestiers et de la faune collaborent pour l’intérêt commun. Une bonne occasion de nous saisir de ce thème, pour contribuer à cette meilleure compréhension des uns et des autres. Si nous présentons la forêt et ses enjeux de manière très générale ce mois-ci, nous ne manquerons pas de traiter d’autres sujets plus particuliers, comme l’aménagement de biotopes favorisant le développement d’espèces spécifiques, ou la prise en compte de ligne de tir dans certains chantiers forestiers.

Games of Thrones

La fourrure s’affiche à longueur d’épisodes dans les séries télévisées à la mode, comme Games of Thrones, ou Frontier. Le musculeux Jason Momoa déambule sans complexe biceps à l’air et ballots de peaux de bêtes sur l’épaule, tandis que Kit Harington arbore avec la même désinvolture d’épais manteaux velus pour affronter les frimas de l’hiver de Westeros. Malgré tout leur glamour, les deux acteurs ne semblent pas influencer les foules, qui préfèrent condamner la fourrure, plutôt qu’y voir une ressource écologique, renouvelable et particulièrement durable. Nous découvrons que les chasseurs suisses peinent à vendre leurs peaux de renard 5 francs, alors qu’ils pouvaient en tirer jusqu’à vingt fois plus il y a un quart de siècle. Heureusement, les Canadiens ont bien compris que la fourrure avait encore un avenir, et des trappeurs motivés à l’image du Broyard Pierre-Yves Duc, peuvent encore obtenir des concessions pour prélever avec la mesure requise ce produit d’exception.

Pharmacopée meurtrière

La corne de rhinocéros a par contre tristement le vent en poupe, et elle se vend entre 50 000 et 70 000 euros le kilo, soit plus cher que la cocaïne et l’or. Plusieurs populations d’Asie lui attribuent des vertus fantasmées en pensant qu’elle est capable de détoxiquer leur organisme pour les protéger de toute maladie. Cette croyance favorise le braconnage et les classes aisées chinoises, de plus en plus importantes, n’hésitent pas à payer le prix fort pour accéder cette pharmacopée douteuse. Heureusement pour l’espèce, qui se trouve de plus en plus menacée, plusieurs organisations de médecine chinoise contestent ouvertement l’efficacité des cornes de rhinocéros contre le cancer ou d’autres maladies. Effacer une croyance relève cependant d’un défi colossal. Gageons que l’information et l’éducation pourront contribuer à la sauvegarde des rhinocéros.

Nous vous souhaitons bonne lecture.

Vincent Gilliozrédacteur de Diana Chasse et nature

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