EFrance, les éleveurs ont franchi un nouveau pas dans leur opposition au retour du loup en diffusant une vidéo choc pour dénoncer les dégâts du prédateur sur les troupeaux : 10 200 victimes reconnues en 2016 et 11 000 de plus à la fin novembre 2017 !

Parallèlement à la sortie de cette vidéo (les images d’animaux déchirés sont difficilement supportables), les éleveurs ont invité la presse à Grenoble pour révéler les résultats d’analyses ADN effectuées en Allemagne par un laboratoire mandaté et payé par les éleveurs. Des résultats qui sont en contradiction flagrante avec ceux annoncés par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, l’ONCFS.

Les divergences portent sur le nombre de loups estimés, sur leur origine et sur le fait que de nombreux loups seraient des hybrides (vingt hybrides sur vingt prélèvements d’ADN analysés !). Enfin, la question de la provenance des «loups», objet des analyses, pourrait être une bombe : «Comment ces loups qui ont une origine génétique venue des pays de l’Est ont-ils pu se retrouver en France sans une intervention humaine ?»

L’ONCFS «demeure extrêmement confiant dans les résultats» de son laboratoire et qualifie ces résultats allemands de «très étonnants» ; il promet d’organiser une rencontre entre les deux laboratoires Antagène (France) et ForGen (Allemangne) pour «mieux comprendre les divergences».

Première conséquence : mi-décembre, tous les syndicats agricoles ont boycotté la rencontre ministérielle de Nicolas Hulot organisée à la sortie du document qui devrait guider les actions de terrain en rapport avec le loup pour les six prochaines années.

La PPA, autre sujet chaud : la question n’est plus de savoir si, mais quand la peste porcine africaine débarquera en Europe de l’Ouest. La maladie très contagieuse – qui ne se transmet pas à l’homme – touche les sangliers et les porcs qui en meurent en quelques jours. Une épidémie entraînerait de lourdes conséquences économiques pour les pays touchés. L’Office fédéral de l’environnement, l’Office de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires et le Centre pour la médecine des animaux sauvages de l’Université de Berne ont rédigé un article à l’intention des chasseurs, exposant les précautions à prendre et les invitant à annoncer la découverte de sangliers morts.

N.B. Amis lecteurs et chasseurs : en 2018, vous aurez un nouveau rédacteur responsable de Diana Chasse et Nature. Après trois ans passés à ce poste passionnant, je souhaite retourner dans la nature et chasser. Je remercie le comité de Diana Romande et son président Charles-Louis Rochat pour la confiance témoignée et la liberté totale accordée aux contributeurs de votre revue. Mes remerciements vont aussi aux collaborateurs réguliers et correspondants cantonaux, et tous mes vœux à mon successeur.

Jean Bonnard, rédacteur de «Diana Chasse et Nature»

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