Depuis 1995, avec Michel Bréganti, le directeur-rédacteur de l’époque, nous avons publié des pavés dans notre revue en disant «Diana Suisse défend toutes les formes de chasse». Les années ont passé, les macarons sont demeurés et je croyais qu’ils portaient leurs fruits. Les divers responsables qui se sont succédé à la tête de Diana Suisse et aujourd’hui de Diana Romande ont tenté d’appliquer au mieux cette maxime. Cet objectif est toujours, je dirai même toujours davantage, d’actualité. Comme très souvent, on ne peut pas croire que tout est réglé, tout est réussi. Et je constate! J’entends des débats, souvent des reproches,  sur les chasseurs qui se rendent à l’étranger pour exercer leur passion. Voici deux exemples sur les conséquences sociales et économiques de la chasse en France ou dans le reste du monde.

En Sologne, pays de la chasse aux oiseaux, plus de vingt-cinq mille personnes sont occupées à plein ou à moyen temps pour l’organisation, la préparation et la surveillance de cette activité. Elles sont salariées et bien souvent généreusement. Que peut-on critiquer?

En Alaska ou au Groenland, les Inuits bénéficient, dans leurs villages, des droits de tirs sur des ours blancs. Le quota ne dépasse jamais cinq bêtes et il doit s’agir d’un mâle ou d’une femelle non accompagnée. Pour y vivre en permanence, les Inuits connaissent la nature un peu mieux que ceux qui critiquent cette chasse. Mais revenons-en au tir d’un ours blanc. Cet animal fera vivre, pendant de nombreusessemaines, les habitants, les femmes et les enfants du village. D’une part grâce au prix payé pour le tir de la bête et d’autre part pour la viande distribuée. L’histoire ne s’arrête pas là. Aujourd’hui, discrètement, il est établi que, tant le gouvernement américain que le gouvernement canadien distribuent de la drogue aux Inuits pour pallier les problèmes de nourriture. D’autres exemples de ce genre foisonnent dans le monde. La chasse constitue un apport économique indéniable et, dans bien des régions de la planète, elle demeure une nécessité pour la survie des populations. Je conclurai par cette réflexion: «Ne vaut-il pas mieux avoir des indigènes heureux en pleine nature que des gens réduits à l’esclavage de la drogue?» Défendre toutes les formes de chasse en l’adaptant aux spécificités indigènes reste une devise à ne pas négliger car cette nécessité devient de plus en plus essentielle.

Pierre-Edmond Virchaux,

président honoraire de Diana Suisse

Une réponse

  1. Eliane Golay

    Cher Monsieur ,

    Je ne suis pas contre les chasseurs, ils ont leur rôle à jouer. Par contre, ce que je regrette c’est la façon dont ils traitent leurs chiens de chasse : j’en connais qui sont enfermés dans 2m2 toute la journée , toute l’année à part les jours de chasse ! Comment un tel comportement peut-il être accepté ? Votre société ne peut-elle pas effectuer un contrôle , informer les membres de respecter la loi pour la détention des chiens de chasse. Dommage ! Il ne faut pas s’étonner si bien des gens sont contre les chasseurs . J’ai déjà essayé de faire intervenir divers organes de contrôle , sans résultat malheureusement . Il faudrait que j’engage un détective privé pour confirmer ce que je prétends . Ce n’est pas dans mes moyens. Quand à trouver des personnes qui voudront certifier ce que je prétends , ils ont trop peur des représailles .

    Avec mes meilleures salutations

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