La chasse c’est naturel. La chasse, terre de partage. L’homme et la chasse, plus de 100 000 ans d’histoire (voir pages 30-31). A l’heure de Facebook, Diana Romande a compris que le temps de la confrérie des chasseurs vivant en circuit fermé à l’écart du monde était révolu. Le chasseur aussi doit communiquer.

Il sait qu’il est venu le temps où chacun dans son coin peut bricoler un slogan avec une image peu ragoûtante pour clouer au pilori ces affreux qui prennent plaisir à tirer sur tout ce qui bouge. Et, en guise d’argument massue, on publie et re-publie la photo de viscères laissés sur la neige après une chasse… et qu’on fait tourner sur la toile.

Un ami, non chasseur – mais mangeur de viande – m’avait soufflé un jour l’idée: «Ne devrait-on pas demander aux mangeurs de viande de tuer au moins une fois un animal qu’ils consomment?» C’est tellement confortable de feindre de croire que le steak, la merguez ou le lapin ça tombe du ciel dans une barquette, directement dans le frigo du centre commercial.

Le chasseur, lui, sait et assume sa condition d’omnivore, dans le respect de règles destinées à permettre à la faune de vivre et aussi, parfois, de mourir dans un minimum de souffrances (plutôt que déchirée sous les crocs des loups…). Avant de tirer, il sait qu’il devra plonger ses mains dans la dépouille encore tiède du chamois ou du sanglier qu’il cuisinera pour ses amis.

Il sait aussi que s’il joue correctement son rôle de régulateur de la faune, d’autres après lui prendront le relais dans le respect de la loi et des règlements, mais aussi de la vie et de la protection des espèces. Il connaît ce sentiment d’appartenir à la grande chaîne de la vie, qu’avant lui ses ancêtres ont éprouvé. Et que, s’il joue correctement son rôle, ses descendants éprouveront aussi ce sentiment que la chasse ça fait aimer la vie et ça aide à apprivoiser, un peu, la mort…

Il sait aussi que la renarde qui a trouvé ces viscères, dans le froid de la forêt, s’en est nourrie avant de rentrer allaiter ses renardeaux au fond du terrier. Mais c’est vrai que, pour ménager la sensibilité d’internautes qui bouffent du chasseur, l’homme aurait pu (ou dû?) les jeter avec les ordures ménagères et les faire incinérer…

Alors, amis humains, pensez un instant à la joie d’une demi-douzaine de renardeaux et de leur mère qui ont eu des festins de roi pendant quelques jours?

Genève a interdit la chasse depuis plus de quarante ans. Et ce sont désormais des gardes professionnels qui tuent des sangliers par centaines et des chevreuils qui s’attaquent aux vignes… Et que ce sont d’autres professionnels qui font de même pour les veaux, les vaches, les moutons, les lapins et les cabris de vos supermarchés…

En fait, ce qui fait surtout enrager les anti-chasse, c’est ce qu’ils ne veulent pas savoir…

Jean Bonnard, rédacteur de «Diana Chasse et Nature»

7 Réponses

  1. Burton

    D accord il ne faut mettre tous les chasseurs dans le même sac mais votre argument de il y des siècles n est plus d actualité il y a toujours des gens qui ne respecterons pas les règlements et ce dans tous les domaines mais quand même les’ chasseurs exagèrent parfois ne pas ramasser les cartouches employées et certains tirent sur tout ce qui bouge et la chasse a court est horrible la il faudrait la supprimer on est plus au temps des hommes de la préhistoire il y a des limites à ne pas dépasser et de toute façon c est pareil dns toutes disciplines c est dommage l excès nuit en tout 🤨😏😞😌.

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  2. Cintio

    Réponses à tous je suis issu d’une famille de chasseurs Corses la chasse à nourries des familles entieres pendant des decennies et heureusement qu’ils y avaient la chasse pour leurs apporter un peut proteine

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  3. Savoy

    Prenez 6 minutes pour lire l’article dont le lien ci-dessous vous guidera. Vous verrez que les bien informés n’ont rien contre la chasse car ils ont compris et acceptent l’importance du rôle que celle-ci a aujourd’hui dans notre société.
    C’est à nous chasseurs et à nos sociétés et fédérations que nous revient la responsabilité et le rôle de faire savoir aux gens et aux générations futures l’importance de la régulation par la chasse car les prédateurs ne régulent pas. Ils se servent dans la nature selon leurs besoins alimentaires en prélevant de manière indiscriminée tantôt un mâle qu’une femelle, jeune ou vieux et cela sur toutes les espèces à leur portée.

    Bonne lecture à tous

    https://www.letemps.ch/sciences/2014/08/11/cerf-elaphe-seigneur-etabli-epie-controle

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    • Schallenberger

      Je suis un anti-chasse parce-que:
      – Dites-moi où se situe la “régulation” lorsque vous importez des sangliers depuis l’Espagne (par exemple) ou encore que vous nourrissez ces mêmes sangliers durant l’année ?
      Vous le savez, ou devriez mieux savoir que tout le monde, les sangliers se reproduisent en fonction de la nourriture qu’ils trouvent or si vous la leur fournissez.. et bien ils deviennent trop nombreux et là une régulation s’impose. Mais, dans ce cas de figure, vous n’êtes pas crédibles puisque vous créez l’évènement que vous combattez.
      – Dites-moi où se situe la “régulation” en piégeant des oiseaux avec de la glu ? en posant des pièges ? en déterrant les blaireaux ? …. et j’en passe !
      – Dites-moi où se situe la “régulation” lorsque vous élever des faisans et que vous les lâchez en période de chasse pour que chacun d’entre-vous puisse avoir un trophée.
      – Dites-moi où se situe la “régulation” dans le cadre d’une chasse à cour
      – Dites-moi où se situe la “régulation” dans le cadre de tous ces chasseurs qui confondent: Une jument avec un cerf, un poney avec un sanglier, etc… sans compter les tirs sur des être humains … confondus avec quoi ?
      – Dites-moi où se situe la régulation lorsque vous supprimez les prédateurs puis mettez en avant qu’il n’y a pas de prédateurs…. ?
      Messieurs, Mesdames, si vous voulez devenir crédible, cessez de prendre plus de 90% des français pour des imbéciles en leur racontant n’importe quoi. Soyez un tant soit peu sérieux, et, toujours pour devenir crédibles, répondez (dans un premier temps) à toutes les questions posées ci-dessus.
      Là peut-être vais-je quitter le groupe des anti-chasse mais pour l’instant…

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  4. Savoy

    Je suis d’accord avec vous, mais je me demande à quoi ça sert de nous raconter toutes ces choses entre nous chasseurs…
    Aujourd’hui l’information en matière de vie sauvage ne vienne vers la société que de la main des anti chasse qui ne sont même pas des écologistes et/ou des services dans les mains des politiciens pour qui la chose la plus importante est de rester au pouvoir ou d’y arriver.
    Ces anti chasse tournent des documentaires à la pelle et les diffusent à la télévision et ainsi modulent les générations à venir contre la chasse et c’est ainsi qu’est né le véganisme et autres mouvances comme l’antispécisme et autres encore dont les noms à présent m’échappent.
    Et nous chasseurs dans tout ça? Nous nous racontons des histoires de choses que les anti chasse font ou ne font pas. Et nous lissons de fois un commentaire d’un dirigent qui met en exergue qu’il y a eu moins d’infractions de la part des chasseurs cette année que l’année précédente mais pas un mot des abus commis par des autres acteurs de la chasse et de la nature. C’est ça défendre la chasse? Se taire pour ne pas faire des vagues pour se faire oublier des anti chasse qui ne nous aiment pas et ne nous aimerons jamais ne va jamais donner la place que la chasse mérite dans la société d’aujourd’hui.
    La chasse régule, je dirais même que c’est le seul élément régulateur et c’est claire qu’il y a des gens qui ne veulent pas l’accepter. Mais nous devons INFORMER les non chasseurs que c’est belle et bien la chasse qui régule et que les animaux qui font des dégâts sont de tout façon prélevés par les services cantonaux.

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  5. louvet

    Bravo , ce commentaire éloquent est bien sur un plaidoyer pour la chasse mais aussi un plaidoyer pour la liberté d’entreprendre et de penser autrement , le fil conducteur en est l’homme prédateur.
    au de la c’est l’homme tout court et la liberté tout court : chasseurs ne vous laissez pas faire! vous êtes aussi estimable que tout autre sur terre . bravo!!!

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    • Meystre

      La chasse, c’est pour moi une des expressions les plus ancrée de la liberté populaire. La chasse est non seulement indissociable de la ruralité et de la vie à la campagne avec la pêche, mais aussi représente un lien social et intergénérationnel unique. la chasse donne à l’homme la possibilité de s’intégrer dans des relations durables qui fondent la nature et d’y intervenir en toute conscience, dans le respect des équilibres, avec responsabilité. Comme dit l’adage “on fait pas boire un âne qui a pas soif” c’est le cas avec les “anti-chasse”. Quelque soit le développement présenté, ils réfutent nos propos….. à l’instar de la nouvelle mode le Véganisme, nouvel élan, Ce qui me gêne dans ce nouveau courant plutôt récent, c’est cet effet de mode qui veut encore imposer un mode de vie unique qui est le seul à avoir voix au chapitre.

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