«Un loup a été trouvé mort sur les berges du Rhône près de Grengiols, dans le Haut-Valais. L’animal a été tué avec une arme à feu.» Cette nouvelle est tombée dans les médias le 9 avril, le Service de la chasse et la Police se sont refusés à tout commentaire.

L’information est regrettable, et s’il n’est pas question de nier les problèmes et les coûts liés aux grands prédateurs, de tels actes ne sauraient être cautionnés. Le non-respect de la loi n’a jamais apporté de solution. Les questions en relation avec la faune et la régulation de certaines espèces protégées doivent être traitées sur le terrain politique. La révision de la Loi sur la chasse récemment adoptée par la commission de l’environnement du Conseil national doit justement donner plus de latitude aux cantons pour gérer directement ces dossiers. Dommage que certains francs-tireurs préfèrent agir dans illégalité. Ce type d’agissements ne contribuera pas à dépassionner le débat sensible autour du loup.

Epizooties

La peste porcine africaine touche toutes les espèces porcines, y compris les sangliers. Elle s’est propagée de la Géorgie jusqu’en Belgique et si elle n’est pas dangereuse pour l’homme, elle représente un véritable danger pour la filière porcine. En Roumanie par exemple, plus d’une centaine de milliers de porcs ont dû être abattus durant l’été 2018, après la survenue de nombreux foyers d’infection. En septembre de la même année, neuf sangliers porteurs du virus ont été retrouvés morts dans le sud de la Wallonie en Belgique. Dès lors, la question n’est plus de savoir si la PPA va arriver dans nos contrées, mais plutôt quand ? Les chasseurs représentent des acteurs indispensables pour limiter l’avancée de cette épizootie. Leur rôle n’est malheureusement pas toujours compris, et les Polonais doivent par exemple faire les frais d’actions irresponsables de la part de certains milieux.

Traverser la route

Et si, dans le cas de transmission de maladie, nous pouvons parfois souhaiter que la faune sauvage puisse être confinée afin d’être contrôlée, la question de la fragmentation des habitats occasionnée par les grandes lignes de transport, pose un réel problème. Les collectivités publiques sont tenues de garantir des couloirs qui doivent permettre aux animaux de se déplacer. Les coûts de ces réalisations sont néanmoins importants, de même que les processus techniques et administratifs qui permettent de les mettre en place. Pro Natura a décidé de faire de ce sujet son nouveau cheval de bataille, et a réuni les différents acteurs concernés par la problématique pour tenter d’accélérer les processus.

Réjouissons-nous de ces actions favorables au développement et à la circulation de la faune sur le territoire.

Nous vous souhaitons bonne lecture.

Vincent Gillioz, rédacteur en chef de Diana, chasse et nature

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