Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 61 ans et j’ai une formation d’employé de commerce. J’ai commencé à chasser à l’âge de 33 ans mais je suis tombé dans la marmite «chasse» lorsque j’étais petit. Mes père et grand-père étaient déjà des chasseurs convaincus. J’ai commencé au sein de Diana Suisse pour représenter le Jura bernois au sein de la commission grand gibier. Puis, en 2000, j’ai repris les rênes de la société des chasseurs du district de La Neuveville, puis j’ai accédé également au comité de Diana Romande en représentant l’association des chasseurs du Jura bernois.

Y a-t-il des spécificités de la chasse bernoise, et plus particulièrement du Jura bernois?

Je peux d’abord affirmer que Berne a été avant-gardiste sur plusieurs sujets, notamment la carte d’invité et la réciprocité du permis. Pour la spécificité du Jura bernois, c’est celle de la chasse au chien courant. Dans le Mittelland, il y a davantage de chasseurs accompagnés de chiens d’arrêt où de broussailleurs que dans l’Oberland, où il y a prédominance pour la chasse au chamois et au cerf, même si le chevreuil est aussi chassé.

Je remarque que de moins en moins de nouveaux chasseurs font l’acquisition d’un chien, et préfèrent l’affût où le pirsch. Il s’agit peut-être d’un phénomène de société. Il est devenu difficile pour le chasseur lambda, qui a une vie professionnelle conventionnelle, de courir les forêts du matin au soir. Il est plus aisé de vite faire un tour d’auto-pirsch au lever du jour, comme on le nomme, et d’y retourner en fin de journée de travail. Ceci dit, le canton de Berne est bien doté en gibier, même si le petit gibier se fait de plus en plus rare. Nous avons un moratoire de protection du lièvre depuis 1991 qui est renouvelé tous les cinq ans. Même si selon la loi il est toujours chassable, je doute fort que l’on puisse le prélever à nouveau.

Que pensez-vous de Diana Romande ?

Concernant Diana romande, je trouve que son rôle primordial est de fédérer les cantons et associations romands. Elle devrait également soutenir tout mouvement en faveur de la chasse, et c’est le cas. De plus, c’est surtout un organisme qui doit faire connaître la chasse, communiquer un maximum avec les non-chasseurs.

Comment voyez vous l’avenir de la chasse dans le Jura bernois ?

La chasse dans le Jura bernois se porte bien, et nous enregistrons ces dernières années de bons effectifs de candidats et candidates chasseurs. Le gibier et stable, les plans de chasse sont très bien établis et au vu des statistiques, les résultats des prélèvements sont parfaits. Que chaque chasseur veille à communiquer positivement avec chaque personne rencontrée en forêt, et nous aurons encore de beaux jours devant nous.

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