Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Ma vie a commencé le 30 janvier 1955, à la Clinique Sainte-Anne dans le canton de Fribourg, j’ai donc 64 ans. Je suis médecin spécialisé en médecine interne et cardiologie, et je gère un centre médical pluridisciplinaire à Düdingen dans le canton de Fribourg. Je suis un chasseur passionné depuis 2004, membre du bureau de la FFSC depuis 2015, et président depuis 2018. 

Quels sont les défis et les spécificités de la chasse fribourgeoise ?

La chasse fribourgeoise n’est pas si différente de celle des autres cantons romands. Nous chassons le cerf, le chevreuil, le chamois et le sanglier. La chasse au petit gibier jouit également d’un grand intérêt. La prolifération des sangliers ainsi que les dégâts aux cultures et herbages est notre plus grand souci. Mais nous avons trouvé de bonnes solutions en collaboration avec le service cantonal en charge de ce dossier. Parmi celles-ci, le début de la chasse aux sangliers va être avancé cette année, et débutera en juillet.

La baisse des effectifs de chamois, qui s’observe également à l’extérieur du canton, et dans toute l’Europe, nous a par contre obligés à faire des concessions. Depuis 2017, les chasseurs ne peuvent obtenir un droit de tir qu’un an sur trois. Même si elle est drastique, cette mesure porte ses fruits, et nous constatons déjà une stabilisation des effectifs. Le défi principal que nous avons est celui du bilinguisme, mais heureusement, nous fonctionnons dans le respect et la tolérance de chacun, et ça fonctionne bien. Je me réjouis également de la bonne collaboration que nous entretenons avec le Service de la chasse et notre conseiller d’Etat Didier Castella. Nos vœux et intérêts sont respectés. Tout n’aboutit pas bien sûr, mais je dirais que les trois quarts de nos demandes trouvent généralement une réponse favorable. Nous entretenons encore un bon contact avec les ONG et réalisons chaque année des projets communs, comme la création, le nettoyage et l’entretien de biotopes.

Quel est, selon vous, le rôle de Diana Romande ?

Diana romande doit jouer à mon sens trois rôles. Le premier est de réunir les cantons romands, sans toutefois imposer de règles. Elle doit par ailleurs représenter ces cantons auprès de ChasseSuisse et apporter notre sensibilité latine. Finalement, Diana Romande a un rôle de communication, de prise de position auprès des médias, et de rectification des fausses informations qui peuvent être diffusées en rapport avec la chasse. Avec Pascal Pittet, nous avons le président idéal pour jouer ces rôles.

Finalement, comment voyez-vous l’avenir de la chasse dans votre canton ?

La chasse fribourgeoise se développe bien, et les chasseurs ont su s’adapter à l’évolution du contexte. Le cas du chamois est représentatif. Les chasseurs sont indispensables à la gestion de la faune sauvage et à la prévention des dégâts aux cultures. J’espère qu’ils resteront actifs pour faire connaître leur activité, ce qui est nécessaire et déterminant pour l’acceptation de notre passion par le grand public.

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