Une nouvelle année a débuté. Elle amène différentes modifications de textes législatifs et entraîne des changements de pratiques. Certaines innovations sont décidées, d’autres sont à l’état de propositions et parfois restent lettres mortes. Ces dernières montrent toutefois des volontés d’ouverture. Sur le plan des cantons, il convient de relever l’ouverture accordée par le Grand Conseil valaisan qui, à la quasi-unanimité, a instauré légalement une carte d’invité. Celle-ci permettra au chasseur titulaire d’un permis de chasse valaisan de convier un collègue d’un autre canton à chasser en sa compagnie et sous sa responsabilité. Sur le plan national, le projet de révision de la loi fédérale sur la chasse soumis au Parlement après consultation prévoit d’ouvrir la reconnaissance intercantonale des permis. Le chasseur devra continuer à passer le cap d’un examen cantonal pour obtenir le droit de chasser. Cette épreuve sera reconnue d’un canton à l’autre. Chaque canton reste cependant autonome pour fixer des exigences supplémentaires spécifiques que le chasseur devra réunir pour être autorisé à chasser en dehors du canton dans lequel il a réussi son examen. Passons au niveau européen ! Le Conseil fédéral affirme qu’il déposera, d’ici juillet 2018, une demande de déclassement des grands prédateurs. D’autres pays n’ont pas attendu pour se manifester ! La cohabitation catastrophique en certaines régions a déjà fait grincer les dents du Parlement européen. Lors des débats du 14 novembre 2017, les parlementaires ont notamment constaté que les espèces indiquées comme nécessitant une protection stricte ont atteint un bon niveau de conservation et mettent en danger d’autres espèces et les animaux d’élevage. Le Parlement rappelle que la coexistence des populations et des grands carnivores, notamment les loups, peut avoir des répercussions négatives sur le développement durable des écosystèmes et des zones rurales peuplées, notamment en ce qui concerne l’agriculture traditionnelle, le tourisme durable ainsi que d’autres activités socio-économiques. Il appelle la Commission et les Etats membres à prendre des mesures concrètes afin de remédier à ces problèmes pour ne pas compromettre le développement durable des zones rurales. Il faut bien avouer qu’il s’agit d’une petite révolution qui met mal à l’aise certains ministères. La balle est dans les mains de la Commission afin de réaliser cette ouverture prônée par les parlementaires de Strasbourg. Il ne faut jamais désespérer !

Bonne et heureuse année !

Chasie

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