Cette dénomination regroupe les oppositions de sentiments, d’intérêts ou d’idées. D’un côté, il y a les «pour» et de l’autre les «contre». Autrement dit, ceux qui acceptent et ceux qui refusent. Entre alors en ligne de compte l’avis majoritaire auquel l’opinion minoritaire devrait se rallier. C’est ce qu’on appelle le jeu de la démocratie. Une fois cette procédure terminée, il convient de mettre en œuvre la décision approuvée par la majorité. C’est alors que souvent tout se complique. Une nouvelle fois les «pour» et les «contre» ressurgissent. Parmi ceux qui étaient «pour», se créent des désaccords pour la réalisation pratique de ce qui n’était jusque-là qu’une théorie. Il y a ceux qui voudraient le faire d’une telle façon et d’autres d’une telle autre. Les discussions s’éternisent de nouveau. Durant ce temps, des retards sont pris et ceux qui étaient «contre» s’en réjouissent. Cela est frappant dans pratique-ment tous les domaines de la société moderne, qu’ils soient politique, économique ou social. Les exemples foisonnent. Le secteur de la faune n’est pas épargné mais ce n’est pas nouveau. Lorsque l’Etat français accordait des primes pour les abattages du loup avant le 21e siècle, il y avait des dissensions entre les chasseurs et les forestiers. Les traqueurs organisaient des battues avec l’accord de l’Etat, mais les gardes des domaines forestiers étatiques leur interdisaient de pénétrer dans leurs forêts. Pendant ce temps, les prédateurs pourchassés ne l’étaient plus. Aujourd’hui, la situation n’a pas changé. Il suffit de se souvenir de la motion Fournier qui n’a jamais été appliquée jusqu’à son aboutissement. L’autorité chargée d’exécuter la décision de la majorité n’a que partiellement réalisé ses obligations. Pendant ce temps, les adversaires du projet, même s’ils ont perdu, se frottent les mains car c’est toujours ce pourquoi ils se sont battus qui prévaut. Parmi les «contre», des discordes se créent aussi. Comment poursuivre le combat ? Certains souhaitent remettre l’ouvrage sur le métier, les uns veulent boycotter, et d’autres se rallier. Restons unis, telle est la devise, mais pour qu’elle soit efficace, il convient que les «pour» tiennent compte aussi de l’avis des «contre» et que les «contre» respectent l’opinion des «pour». Vous avez tous compris que ce n’est pas si simple. Pour y parvenir, il n’y a qu’un chemin : gommer les dissensions. Il m’étonnerait que ce soit demain la veille !

Chasie

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