Les chasseurs valaisans se posent la question de savoir s’ils doivent se mettre à l’écart de l’organisation faîtière ChasseSuisse! Les mises à l’écart sont généralement consécutives à des dissensions qui n’ont pas trouvé de voie de sortie sous la forme de consensus, d’arrangements ou autres moyens de règlement des désaccords. Elles sont préjudiciables car elles coupent l’opportunité de continuer à exprimer son opinion là où elle doit se formuler. De ce fait, l’entité mise à l’écart voit ses possibilités de faire passer son message anéanties et d’autre part, elle perd celles de connaître les avis des autres membres de l’association dont elle s’est écartée. Une mise à l’écart conduit à l’isolement mais en plus, elle lézarde une unité. Or, il est reconnu que seule l’unité permet de solidifier une position qui doit être défendue devant les instances décisionnelles. Il est vrai que souvent les divergences sont démoralisantes et incitent à claquer la porte pour qui voit son opinion non considérée. Mais les suites d’une telle démarche, qu’elle soit générée par un coup de tête ou par une réflexion plus étendue, n’apportent ordinairement que des effets contre-productifs. Il est vrai que trop fréquemment, les intérêts des milieux directement confrontés à un phénomène sont annihilés par une décision fédérative prise par les majorités moins concernées. Mais le fait de se mettre à l’écart ne permet pas de modifier la disposition décidée. Par contre, il empêche de remettre l’ouvrage sur le métier et de convaincre par de nouveaux arguments que telle ou telle décision mérite des adaptations. Dans le cadre de la chasse, les remises en question de l’appartenance à telle ou telle société, qui se veut habituellement rassembleuse des forces, sont continuelles. Elles proviennent de tous les niveaux, à commencer par les individus, en passant par les amicales, les associations régionales, cantonales ou fédérales. Faire accepter son opinion par une assemblée en qualité de membre ou de délégué est chose ni aisée ni garantie de succès. En cas d’échec, il faut poursuivre le travail de conviction, surtout si l’idée est cohérente. Se mettre à l’écart par une rupture enlève les occasions futures de le faire. A la croisée des chemins, ne serait-ce que pour continuer à participer aux discussions et garder le droit de propositions, choisir la séparation n’est sans doute pas la meilleure direction pour l’avenir.

Chasie

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