Vaud     2011

De la chasse au menu du Passeport-Vacances région Cossonay

Pour la 2e année consécutive, la Diana de Cossonay s’est mobilisée pour organiser une journée de découverte de la chasse dans le cadre du Passeport-Vacances.  Une réelle opportunité pour les nemrods de la région de présenter et surtout partager une passion qui leur est commune : la chasse.

C’est donc le lundi 17 octobre, peu avant 08h00, que les 11 enfants inscrits pour cette journée ont été accueillis à Cuarnens, avec leurs parents, avec un petit café/thé de bienvenue accompagné d’un bon croissant, histoire de faire connaissance et donner un ton convivial à cette journée.

Les présentations étant faites, les consignes de sécurité, de comportement et les explications sur le déroulement de la journée ont été fournies à cette équipe de 11 jeunes en herbe, sympathique, motivée et surtout très impatiente d’aller « sur le terrain ».

Deux groupes sont formés : 3 enfants ont décidé d’aller à la chasse au canard alors que les 8 autres ont choisi d’aller quêter chevreuils ou lièvres.

Chaque enfant accompagnait un chasseur qui avait pour mission non seulement de lui faire découvrir les biotopes et la magnifique faune que nous avons la chance d’avoir dans la région mais aussi de lui expliquer le pourquoi de la chasse, les raisons qui nous motivent à pratiquer cette passion ainsi que les valeurs que nous cultivons.

L’envie d’expliquer du chasseur faisant excellent ménage avec l’intérêt et la curiosité démontrés par les enfants, une certaine complicité a pu même se développer le temps d’une matinée dans le terrain. Des conditions parfaitement réunies pour faire de cette journée une réussite : et ce fut le cas.

Les enfants ont eu la chance d’entendre « la musique » des chiens en forêt à la poursuite de gibier débusqué ou poussé par les traqueurs, d’imaginer dans la végétation encore très fournie ce que ces animaux pouvaient être au seul bruit de branches qui craquent ou de feuillage qui s’agite, de voir un brocard qui se défilait gentiment alors que la chevrette essayait de « semer » le chien qui était à ses trousses, j’en passe et des meilleures.

Dans un autre contexte, ils ont aussi pu voir le lièvre se camoufler puis être délogé et déguerpir à toute vitesse tout en zigzagant, ou le renard si rusé qu’il a pu rentrer au terrier sans être inquiété. Un grand moment fut également l’envol de canards avec, après le coup de feu, le travail des chiens de rapport qui n’hésitent pas à braver l’eau froide pour aller chercher la proie et la ramener fièrement à son maître.

Bref, une matinée pleine de moments magiques et très riche en émotions. En effet, après avoir « levé » un ou deux chevreuils dans les deux premières traques, mais sans avoir pu tirer (on a bien expliqué que les chasseurs doivent identifier l’animal avant de tirer et surtout ne tirent pas si l’animal est trop loin ou mal placé afin de ne pas le blesser), la troisième et dernière fut couronnée de succès. En effet, une belle chevrette a pu être « saluée » au terme d’une magnifique action de chasse menée à merveille avec le chien.

Même si les chasseurs ont l’habitude de se raconter leurs histoires de chasse, il est toujours plus difficile d’expliquer de tels moments que de les vivre. En effet, ils se vivent, tout simplement, car les frissons sont difficiles à raconter. Les images qui restent dans la tête ou les émotions vécues sur le terrain sont toujours plus intenses, et au vu des visages radieux et des yeux émerveillés des enfants, ils l’ont vécu de cette manière-là. Une grande satisfaction pour notre groupe.

Au-delà du succès de cette journée, c’est surtout la chance d’avoir pu expliquer à ces enfants l’origine mais surtout le rationnel et rôle régulateur de la chasse, les valeurs que nous entretenons, l’éthique que nous nous imposons dans nos rangs, le long travail préparatoire à effectuer pour pouvoir obtenir son permis de chasse (2 années de cours pratiques et théoriques) mais aussi d’avoir pu parler des espèces chassables ou protégées, de la surpopulation de certains prédateurs (lynx) et des effets désastreux sur la faune locale, de la biologie des animaux, des indices (traces, excréments) qui nous permettent de déceler la présence ou le passage de ces derniers voire même des maladies de certains animaux (rage, gale ou échinococcose chez les renards par exemple).

Une telle journée nous a permis de montrer à tous ces enfants que la chasse n’est pas si simple que certains peuvent le croire, que ce n’est pas juste « prendre son fusil et aller tuer l’animal de son choix » comme certains autres peuvent le dire, que la chasse c’est beaucoup d’observation tout au long de l’année et demande beaucoup de patience, que rentrer bredouille n’est ni une honte ni une frustration pour le chasseur car une journée de chasse est une journée de plaisir quel que soient la météo ou le tableau, que l’éthique et le respect de l’animal sont des valeurs que les chasseurs démontrent tous les jours sur le terrain et que la chasse avec le chien, meilleur ami de l’homme, est un réel plaisir.

Et en plus de tous les plaisirs qu’elle procure, la chasse contribue activement à la biodiversité et permet également de gérer la santé de la faune en la régulant de manière contrôlée.

Et au vu des questions posées ainsi que de l’intérêt démontré tout au long de la journée, le succès d’une telle initiative ne se discute pas. Et les échos positifs reçus également de la part des 11 chasseurs présents ce jour-là permettent de confirmer que le plaisir fut partagé.

La chasse est un art de vivre : en plus de la passion savourée et du plaisir généré sur le terrain, ce sont également des moments de convivialité et d’amitiés qui sont partagés par les disciples de St-Hubert en toutes occasions.

Ainsi, pour ne pas faillir à la tradition, après un petit apéritif pris autour du feu avec du saucisson sec de chamois-sanglier, tout le monde a eu l’occasion de se restaurer en dégustant de la saucisse à rôtir de sanglier « maison » faite sur le grill avec diverses salades. Bref, une vraie journée de chasse sous le signe du plaisir et de l’amitié. Sans aucun doute : à refaire !

Je considère ce type de journée comme étant un ‘’investissement sur le long terme’’, et j’espère sincèrement que ce type de journée, aussi éducative que conviviale, puisse contribuer d’une manière ou d’une autre à la pérennité de cette merveilleuse passion qu’est la chasse.

Et j’encourage toutes les sections de la FSVD d’en faire de même : le jeu en vaut la chandelle et le plaisir généré n’est ‘’que du bonheur’’. Et comme disait le vieux sage : il faut savoir donner pour recevoir !

Et pour terminer, au nom de mon comité et de ma section, je tiens à remercier chaleureusement : 

1) les chasseurs présents de la Diana de Cossonay pour s’être investis dans une telle journée  

2) les 11 enfants pour leur gentillesse, politesse et surtout l’intérêt démontré pour cette magnifique journée  

3) les organisateurs du passeport vacances  

4) la commune de Cuarnens pour nous avoir mis gracieusement à disposition le refuge communal pour une telle journée.

Avec mes meilleurs messages en St-Hubert !

 

Philippe Duperrex – Président de la Diana de Cossonay

(article paru également dans le Journal de Cossonay – fin octobre)

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