De la chasse au menu du Passeport-Vacances région Cossonay

Pour la 2e année consécutive, la
Diana de Cossonay s’est mobilisée pour organiser une journée de
découverte de la chasse dans le cadre du Passeport-Vacances.
Une réelle opportunité pour les nemrods de la région de
présenter et surtout partager une passion qui leur est commune : la
chasse.
C’est donc le lundi 17 octobre, peu avant
08h00, que les 11 enfants inscrits pour cette journée ont été
accueillis à Cuarnens, avec leurs parents, avec un petit café/thé de
bienvenue accompagné d’un bon croissant, histoire de faire
connaissance et donner un ton convivial à cette journée.
Les présentations étant faites, les consignes
de sécurité, de comportement et les explications sur le déroulement
de la journée ont été fournies à cette équipe de 11 jeunes en herbe,
sympathique, motivée et surtout très impatiente d’aller « sur le
terrain ».
Deux groupes sont formés : 3 enfants ont décidé
d’aller à la chasse au canard alors que les 8 autres ont choisi
d’aller quêter chevreuils ou lièvres.
Chaque enfant accompagnait un chasseur qui
avait pour mission non seulement de lui faire découvrir les biotopes
et la magnifique faune que nous avons la chance d’avoir dans la
région mais aussi de lui expliquer le pourquoi de la chasse, les
raisons qui nous motivent à pratiquer cette passion ainsi que les
valeurs que nous cultivons.
L’envie d’expliquer du chasseur faisant
excellent ménage avec l’intérêt et la curiosité démontrés par les
enfants, une certaine complicité a pu même se développer le temps
d’une matinée dans le terrain. Des conditions parfaitement réunies
pour faire de cette journée une réussite : et ce fut le cas.
Les enfants ont eu la chance d’entendre « la
musique » des chiens en forêt à la poursuite de gibier débusqué ou
poussé par les traqueurs, d’imaginer dans la végétation encore très
fournie ce que ces animaux pouvaient être au seul bruit de branches
qui craquent ou de feuillage qui s’agite, de voir un brocard qui se
défilait gentiment alors que la chevrette essayait de « semer » le
chien qui était à ses trousses, j’en passe et des meilleures.
Dans un autre contexte, ils ont aussi pu voir
le lièvre se camoufler puis être délogé et déguerpir à toute vitesse
tout en zigzagant, ou le renard si rusé qu’il a pu rentrer au
terrier sans être inquiété. Un grand moment fut également l’envol de
canards avec, après le coup de feu, le travail des chiens de rapport
qui n’hésitent pas à braver l’eau froide pour aller chercher la
proie et la ramener fièrement à son maître.
Bref, une matinée pleine de moments magiques et
très riche en émotions. En effet, après avoir « levé » un ou deux
chevreuils dans les deux premières traques, mais sans avoir pu tirer
(on a bien expliqué que les chasseurs doivent identifier l’animal
avant de tirer et surtout ne tirent pas si l’animal est trop loin ou
mal placé afin de ne pas le blesser), la troisième et dernière fut
couronnée de succès. En effet, une belle chevrette a pu être «
saluée » au terme d’une magnifique action de chasse menée à
merveille avec le chien.
Même si les chasseurs ont l’habitude de se
raconter leurs histoires de chasse, il est toujours plus difficile
d’expliquer de tels moments que de les vivre. En effet, ils se
vivent, tout simplement, car les frissons sont difficiles à
raconter. Les images qui restent dans la tête ou les émotions vécues
sur le terrain sont toujours plus intenses, et au vu des visages
radieux et des yeux émerveillés des enfants, ils l’ont vécu de cette
manière-là. Une grande satisfaction pour notre groupe.
Au-delà du succès de cette journée, c’est
surtout la chance d’avoir pu expliquer à ces enfants l’origine mais
surtout le rationnel et rôle régulateur de la chasse, les valeurs
que nous entretenons, l’éthique que nous nous imposons dans nos
rangs, le long travail préparatoire à effectuer pour pouvoir obtenir
son permis de chasse (2 années de cours pratiques et théoriques)
mais aussi d’avoir pu parler des espèces chassables ou protégées, de
la surpopulation de certains prédateurs (lynx) et des effets
désastreux sur la faune locale, de la biologie des animaux, des
indices (traces, excréments) qui nous permettent de déceler la
présence ou le passage de ces derniers voire même des maladies de
certains animaux (rage, gale ou échinococcose chez les renards par
exemple).
Une telle journée nous a permis de montrer à
tous ces enfants que la chasse n’est pas si simple que certains
peuvent le croire, que ce n’est pas juste « prendre son fusil et
aller tuer l’animal de son choix » comme certains autres peuvent le
dire, que la chasse c’est beaucoup d’observation tout au long de
l’année et demande beaucoup de patience, que rentrer bredouille
n’est ni une honte ni une frustration pour le chasseur car une
journée de chasse est une journée de plaisir quel que soient la
météo ou le tableau, que l’éthique et le respect de l’animal sont
des valeurs que les chasseurs démontrent tous les jours sur le
terrain et que la chasse avec le chien, meilleur ami de l’homme, est
un réel plaisir.
Et en plus de tous les plaisirs qu’elle
procure, la chasse contribue activement à la biodiversité et permet
également de gérer la santé de la faune en la régulant de manière
contrôlée.
Et au vu des questions posées ainsi que de
l’intérêt démontré tout au long de la journée, le succès d’une telle
initiative ne se discute pas. Et les échos positifs reçus également
de la part des 11 chasseurs présents ce jour-là permettent de
confirmer que le plaisir fut partagé.
La chasse est un art de vivre : en plus de la
passion savourée et du plaisir généré sur le terrain, ce sont
également des moments de convivialité et d’amitiés qui sont partagés
par les disciples de St-Hubert en toutes occasions.
Ainsi, pour ne pas faillir à la tradition,
après un petit apéritif pris autour du feu avec du saucisson sec de
chamois-sanglier, tout le monde a eu l’occasion de se restaurer en
dégustant de la saucisse à rôtir de sanglier « maison » faite sur le
grill avec diverses salades. Bref, une vraie journée de chasse sous
le signe du plaisir et de l’amitié. Sans aucun doute : à refaire !
Je considère ce type de journée comme étant un
‘’investissement sur le long terme’’, et j’espère sincèrement que ce
type de journée, aussi éducative que conviviale, puisse contribuer
d’une manière ou d’une autre à la pérennité de cette merveilleuse
passion qu’est la chasse.
Et j’encourage toutes les sections de la FSVD
d’en faire de même : le jeu en vaut la chandelle et le plaisir
généré n’est ‘’que du bonheur’’. Et comme disait le vieux sage : il
faut savoir donner pour recevoir !
Et pour terminer, au nom de mon comité et de ma
section, je tiens à remercier chaleureusement :
1) les chasseurs présents de la Diana de
Cossonay pour s’être investis dans une telle journée
2) les 11 enfants pour leur gentillesse,
politesse et surtout l’intérêt démontré pour cette magnifique
journée
3) les organisateurs du passeport vacances
4) la commune de Cuarnens pour nous avoir mis
gracieusement à disposition le refuge communal pour une telle
journée.
Avec mes meilleurs
messages en St-Hubert !
Philippe
Duperrex – Président de la Diana de Cossonay
(article
paru également dans le Journal de Cossonay – fin octobre)
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