Vaud     2010

Le petit furet a entendu: comment faire une médaille d’or ?

Une seule adresse pour un succès garanti : Maurice Weber, de la section de Grandcour !
Notre ami Maurice, accompagné de son ami Titi, par un beau jour de septembre, s’est déplacé dans le Jura afin de tirer son chamois. Avec son œil de lynx, il en repère un derrière un arbre, à une cinquantaine de mètres. Qu’à cela ne tienne, avec une patience propre à sa personnalité et dans un silence de mort, il met en joue l’animal et attend, c’est le cas de dire, qu’il fasse un faux pas. Ne voilà t’y pas que notre bête avance de 50 cm ? Mômô l’ajuste et « pan ». Grand diable, notre chamois se fait la belle et Mômô ne peut que constater qu’il a tiré dans le tronc du végétal. Un coup de vent ? Un coup du sort ? Une baisse de la vue ? Nous ne saurons jamais ! Pour le reste de la journée « que néni ». Pas d’importance.
Le lendemain, déterminé d’en finir et persuadé que le vent va tourner, Mômô repart dans sa voiture avec son ami Titi. Durant le trajet, commentaire de la veille. Je pense que…, je suis persuadé que …, mais que mon chamois se rassure, je n’ai pas dit mon dernier mot !
Arrivé sur place, d’emblée Mômô aperçoit un chamois à portée de fusil. Tu vois Titi, il nous attend, sa dernière heure vient de sonner. En se faisant le plus petit et discret possible, notre brave chasseur passe à l’arrière de sa voiture pour aller chercher son arme. Horreur ! C’est à ce moment qu’il constate le désastre ; notre ami Mômô réalise qu’il a oublié de prendre son fusil ! Malgré les noms d’oiseaux et son « auto-flagélation », rien ne changera le destin. Mômô ne peut que tirer la chasse. Convaincu qu’il n’est pas vaincu, retour à la case départ pour compléter le harnachement élémentaire du vrai chasseur. Retour dans la journée au même endroit et là, un chamois à 40 mètres de la voiture. Il a des cornes vraiment superbes ! Cette fois, Mômô n’est plus stressé, car il sait qu’il a au moins son fusil et sait, que sauf accident, il a son permis et son bouton. Quelques instants après, enfin notre chasseur peut saluer son chamois par une « youtzée » dont l’écho se fait le porte-parole dans toute la vallée. Cri de victoire ou de remerciement à St-Hubert pour avoir placé le chamois au milieu du pré, afin que notre fin guidon ne confonde pas l’arbre et la bête ? Oui, Mômô, nous sommes conscients que nous n’aurions jamais rien su si ton ami Titi n’eût pas été plus loquace que toi ! D’ailleurs, il en a toujours les larmes aux yeux ! Nous aussi !

A. Chauvy