Vaud     2009

Examen fictif des candidats chasseurs vaudois

Samedi, 25 avril 2009, plus de 60 candidats s’étaient inscrits, dont 8 filles, pour l’examen en blanc de chasse. Par une superbe journée, tout ce petit monde se retrouvait sur les hauts de Chabrey, ceci des 07h00. Accueillis par un café et un croissant, beaucoup avaient encore la tête dans l’oreiller et tentaient de faire surface. Mais bien vite, les choses sérieuses allaient commencer.

Notre repas en phase de préparation par Raphaël.

Olivier par son autorité et sa bonhomie naturelle avait tôt fait de réunir nos futurs amis chasseurs. Après une brève introduction sur le déroulement de la journée, distribution de l’examen écrit. Dans la minute qui suivait, tous étaient assidus et le lieu retrouvait momentanément son calme habituel. Pendant ce laps de temps, la trentaine d’aides nécessaires au bon déroulement du parcours de chasse nous rejoignaient et dans une ambiance de «Quel temps magnifique ! Te souviens-tu ? Quel plaisir de te revoir ! Ah, tu es là aussi ? En venant j’ai vu deux chevreuils vers … chut ! etc..»

De gauche à droite : 2e Daniel Taberlet, 1er Pierre Schmid, 3e Ludovic Schneeberger.

09h15, alors que les candidats avaient commencé les corrections sous la direction de notre éminent Tonton Charly, nos invités étaient pris en charge pour aller découvrir le parcours de chasse. A 10h40, le premier candidat, son fusil sur le bras, prenait le départ pour accomplir, en un peu plus d’une heure, le tour qui lui permettait de rallier les 7 postes où il subirait divers tests.

La réunion des grands chefs.

Vers 12h30, avec deux invités, je prends le parcours à l’envers, ce qui me donne l’occasion de croiser plusieurs candidats. Lorsque j’arrive au poste 7 (connaissance des chiens), je constate que mon ami Vincent, en bon chasseur qu’il est, a fait un feu digne de ce nom, installé la table et les chaises; pour cela il est secondé par Brigitte, épouse d’un candidat, qui a préparé deux baguettes de noisetier sur lesquelles elle a perché deux cervelas. De là à dire qu’elle est bientôt sur les bancs des cours, il n’y a qu’un pas. Lorsque nous quittons cet endroit, Vincent fait une brève allusion avec son petit sourire habituel « ne t’inquiète pas, j’ai compris, je reviendrai ».
Au poste suivant, nous pouvons observer avec quel sérieux Gérald et Swen interrogent les candidats sur les armes, la munition et la sécurité.
Peu après, nous arrivons vers Katia et Maxime. L’endroit est idyllique ; une vue à couper le souffle. Mais ne nous laissons pas emporter. Mes accompagnants font le test des six oiseaux à reconnaître ; pas mal, le résultat. Comme nous allons à l’envers et que nous sommes dans une descente, nous croisons un candidat essoufflé ; prends ton temps l’ami, tu n’es pas dans une compétition de course.
Au poste 4 (connaissance de la munition), Christian et Patrick ne sont pas moins bien installés ; mais visiblement celui qui est le mieux est le chien de Chris qui depuis son fauteuil, nous regarde arriver par la fenêtre du camping-car avec un air détaché et de bien être non dissimulé.
Nous continuons notre chemin pour arriver au deuxième poste connaissance des oiseaux. Elsa et Laurent n’ont visiblement non plus pas de reproche à faire quant à l’emplacement qui leur a été réservé.
Nous remontons gentiment vers le poste 2, connaissance des essences de nos forêts, tenu par Maria et Gérard.
Le dernier poste (connaissance des mammifères) est gardé par nos inséparables Alexandra et Jean. Toutefois, persuadés qu’ils n’arriveraient pas à faire à deux, ils ont engagé une aide complémentaire en la personne de Barbara. Visiblement il n’y a aucun problème de ravitaillement.
Le poste 8 est nouveau dans sa conception. En effet, les candidats de deuxième année doivent tirer sur une cible qui représente un chevreuil. Arrivé vers l’un des instructeurs Fritz, Christophe ou Olivier, le candidat doit se mettre en situation de chasse. Après avoir chargé son arme, il doit jumeler et choisir quel chevreuil des trois il va tirer. L’épreuve ne sera terminée qu’après avoir boutonné et rempli le carnet.
Il est 17h15 lorsque tous en ont terminé. Dès lors, la partie récréative peut commencer. Pendant l’apéritif, Jean-Louis Grivet, président cantonal de la DIANA, fait une brève allocution. Olivier, président de la commission des cours, remet également un prix au trois premier du classement du parcours. Il s’agit de : 3e Schneeberger Ludovic, candidat de première année, 2e Taberlet Daniel et 1er Schmid Pierre. Deux particularités dans ce classement, le 3e n’est pas moins que le petit-fils à notre président cantonal (inutile de vous dire que la bûche n’est pas tombée loin du tronc et la fierté du grand-père) et que le premier est le doyen de nos candidats ; Pierre à 68 ans, comme quoi la valeur a attendu le nombre des années. Un grand bravo à vous tous, mais aussi à vous les autres candidats pour votre bonne humeur débordante.
Déjà depuis un moment, nous lorgnons sur la broche, car nous allons être vraiment gâté. Un superbe sanglier est en train de se dorer sous la haute surveillance de notre boucher de service Raphaël. Il est 18h15 lorsque les premiers affamés sont servis et nous pouvons admirer tous les figurants de cette superbe journée dans un concert de superlatifs avancer dans un grand brouhaha d’une joie communicative. L’atmosphère est à la convivialité et aux félicitations. Je ne vais pas terminer cette petite rétrospective sans vous parler des organisateurs.
La région de la Broye a pris son mandat vraiment à cœur. Trois sociétés sur les quatre se sont engagées dans cette aventure. La confrérie des tabliers de cuisine est née. A sa tête le président de région Jean-François, derrière les non moins talentueux chefs de cuisine, André, Nicola et Bernard, respectivement présidents des sections de Payerne, Avenches et Moudon. Je ne vais pas citer tous les aides, car je suis certain que je vais en oublier. Mais qu’ils soient aussi très sincèrement remerciés et convaincus qu’ils ont été un des maillons indispensables à la parfaite réussite de cette journée.
Dès 11h00, chacun a pu obtenir de quoi de sustenter. De plus, toute la journée nous avons pu acheter des boissons et dès 18h15, tous avons pu admirer la dextérité de la brigade de cuisine des dianas broyardes. Tous ont travaillé en parfaite harmonie, je dirais presque dans un état d’esprit de moulage futur. Super ! Bravissimo ! Top ! Il est 21h30 lorsque fourbu, je rentre avec notre ami Carlo. Tout au long du trajet, il me raconte ses histoires de chasse et de garde auxiliaire ! Visiblement, il a vécu de belles choses. Moi aussi. Merci à vous tous, je viens de vivre une journée mémorable.

Alain Chauvy