Les multiples de 25 Mercredi 27 août 2008 aux alentours de 10 heures 30, sans tambours ni trompettes et encore moins de « carnotzet », (les préfets ne sont plus ce qu’ils étaient, il aura fallu se contenter de 3dl à la Pomme de Pin… et un arrêt « au garage »), la Préfecture de Lausanne a délivré gratuitement le 50e permis au « Grand ». Agé de 75 ans, ce brave chasseur, bien connu dans tout le canton pour ses engagements cynégétiques, militaires et politiques (il a œuvré pendant plusieurs décennies au législatif et à l’exécutif de sa Commune du Mont-sur-Lausanne) a commencé à chasser en 1958 à l’âge de 25 ans.
A l’époque, pour « passer » son permis, il fallait surtout une grande dose de courage pour aborder un « ancien » chasseur disposé à remplir le formulaire nécessaire à cette acquisition, le taux de réussite était de 100 %. Depuis quarante-neuf ans, notre chasseur a passé à la caisse pour recevoir son permis et maintenant, sans bourse délier, notre bon Canton de Vaud le lui l’offre et c’est largement mérité !
Durant de longues années, il a fallu jongler, se débrouiller pour s’accorder des vacances durant la période cruciale de la chasse. Depuis quinze ans maintenant, il est à la retraite et peut s’adonner librement à son activité favorite. Des chamois, des chevreuils, des bouquetins et quelques sangliers, il en a vu passer… et trépasser. L’année dernière, il a encore dompté le Grand Nord Québéquois pour une chasse au caribou inoubliable, même que les ours n’ont pas osé se montrer... Son œil attentif et sa fine « détente » ne lui ont jamais fait défaut. Des chiens également, des courants, il en a eu toute une série, des « crouilles », des moins bons, des bons et des excellents. Maintenant, il faut laisser place aux jeunes pour traquer et pour lui, prendre les postes-clés qu’il connaît parfaitement.
Fidèle à son groupe depuis plus de vingt ans, il y en a eu des histoires, des anecdotes, il faudrait un livre pour les raconter. Avec un peu d’égoïsme, je pense que les souvenirs tels qu’ils ont été vécus et partagés ne doivent rester gravés que dans nos mémoires.
Du plaisir, que du plaisir, c’est ce que j’ai partagé avec Raymond Annen, mais « attation » ce n’est pas fini, la comédie n’a pas encore assez duré…. Dans huit mois on lâche les chiens.
Raymond, pour toutes ces belles saisons que nous avons passées ensemble et pour les futures, je te dis merci et t’adresse mes meilleurs vœux pour ta santé et que dure encore longtemps notre belle aventure.
JMR pour ton groupe de chasse
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