Vaud     2008

A Jakob J. Krähenbühl, dit Jerry

Le vendredi 5 septembre le temple de Rolle était plein pour rendre un dernier hommage à Jerry, vieux chêne comme il aimait le dire, mais que la maladie a quand même rattrapé. 1980, début de notre collaboration à la chasse mais surtout d'une amitié indéfectible. Près de 30 ans de bonheur cynégétique vécu surtout dans notre cher Jorat mais aussi au Canada, au Sénégal et en Alsace.
Jerry, après une jeunesse difficile, a pu trouver sa voie et faire la preuve de ses nombreuses qualités dans l'exploitation forestière puis dans l'achat et la mise en valeur d'une importante pourvoirie de l'Ontario qui a vu passer bon nombre de chasseurs vaudois et suisses. Jusqu'il y a 8 ans, début mai départ au Canada mais retour fin septembre à Rolle où il troquait son statut de PDG pour ses vieux habits de chasse en vue de traquer et tirer de « belles gaillards ». Tout naturellement il avait été nommé garde-chasse auxiliaire, charge qu'il avait quittée avec regret lors de ses 70 ans.
Tireur de classe, d'une éthique cynégétique sans concession, il fut un grand chasseur et un magnifique ami.
La campagne 2008 s'est déroulée sans lui, mais il ne fut pas un jour sans que nous ayons évoqué son souvenir. Jerry tu nous as beaucoup manqué !
Nous présentons à sa très chère Verena toute notre compassion et notre plus profonde sympathie.

Tes amis Jean Grand et Raymond Meylan.

Voilà 2 mois je soulignais les qualités nombreuses de Jerry ponctuées dans son livre remarquable et il nous a quittés pour rejoindre les chasses éternelles. Un homme qui avait de l’envergure et qui s’est fait de la place par son courage et sa volonté. Je suis sûr que dans son nouveau monde, il mérite de retrouver les mêmes espaces qu’il a connu dans ses activités professionnelles ou cynégétiques.
Toujours de bons conseils avec un grand calme et un sourire généreux, il savait faire découvrir la nature à ses amis et nous lui en sommes reconnaissants. Un vrai roc, il nous impressionnait avec sa stature de baroudeur du Grand Nord et de petits yeux malicieux nous laissant deviner la nouvelle histoire qu’il voulait nous raconter à sa manière. La maladie a eu raison de cet homme bon qui avait sa place dans la nature et qui a laissé des traces sur tous les continents comme un trappeur dans la neige de Késagemi pour les initiés.
Nous gardons un unique souvenir heureux. Merci Jerry.

Un ami : Jean Fournier