Vaud 2008

Jeunes Lausannois, chamois et bouquetins se sont rencontrés

On peut être, tout à la fois, président des chasseurs vaudois et conseiller municipal. C’est le cas de Jean-Louis Grivet, à Etagnières, dans le Gros-de-Vaud. D’où l’idée, à l’enseigne du passeport vacances, de faire se rencontrer de jeunes citadins de la région lausannoise avec les bouquetins et les chamois aisément observables à Isenau, au col du Seron et à la Cape aux Moines, dans les Alpes vaudoises.
Chaud partisan de cette communication directe avec la faune, Pascal Favre, syndic d’Etagnières, s’est chargé de véhiculer lui-même, en fin de semaine, la petite troupe sur les lieux où Jean-Claude Roch, le surveillant de la faune de la circonscription, expliqua comment il convenait d’approcher chamois et bouquetins pour les bien observer, pour déterminer leur nombre et leur état sanitaire. Les jeunes Lausannois purent faire ainsi connaissance avec une magnifique compagnie de bouquetins et une honorable délégation de chamois, alors que les marmottes semaient l’alerte avant de plonger dans leurs terriers.
Jean-Louis Grivet justifia l’exercice planifié de la chasse ; cette dernière demeure l’instrument qui permet la gestion efficace de la faune vaudoise, pour la contenir dans des effectifs acceptables au plan écologique et environnemental, mais aussi pour prévenir, par sa limitation, les régressions qui surviennent de temps à autre.
Les lynx lâchés clandestinement et, maintenant, la présence d’un loup, dont on ne sait comment il est parvenu dans les Alpes vaudoises, compromettent l’équilibre de la faune vaudoise et sa régulation. De surcroît ces deux carnassiers ne se montrent pas volontiers au public et portent une coûteuse atteinte à l’économie alpestre.