Valais     2009  

Hommage à Leslie Thornhill - mensuel l'AGACHE

Leslie,
Lors de notre dernière rencontre à l'hôpital, quelques jours avant ton départ, tu m'avais bien fait comprendre la situation. Elle était grave et tu ne l'avais pas cachée. Je t'avais bien compris. Tu savais que je devais partir à l'étranger pour des raisons professionnelles. Tu m'as simplement dit : « Fonce, vas-y, fais ton boulot ! »
Mon espoir était grand de retraverser l'Atlantique en fin de semaine pour partager un dernier moment en ta compagnie. Je savais toutefois, au fond de moi, que je risquais de ne plus te revoir. Ta fatigue et tes souffrances ont eu raison de ton courage. Je ne peux que te comprendre.
Leslie, si j'ai pris ma plume, ce n'est pas seulement en mon nom personnel, mais au nom de tous tes amis du groupe de chasse de Bertoline. Nous voulions tout simplement te dire MERCI.
Merci de nous avoir fait partager depuis tant d'années ta sincère amitié. AMITIE, voilà le mot qui était le plus cher à ton vocabulaire. De ton premier jour au Mayen Dejô avec Marc, vous n'avez cessé de nous inculquer, à nous les jeunes Nemrods, les valeurs de l'amitié. Je pense pouvoir dire aujourd'hui, que nous vous avons bien suivis.
Dernièrement encore, lors d'un repas à Ayent, ton épouse Simone nous a remis un écrit original que tu avais commencé à rédiger à notre intention : Tu nous disais qu'avec ton groupe de chasse, tu avais trouvé la « vraie » amitié. Tu as même écrit qu'il fallait que nous soyons très attentifs à ce que celle-ci ne soit remise en question, un beau jour, par certains « parasites » ! Nous en avons pris bonne note.
Outre ta grande culture, ton intérêt pour tous les sujets de l'actualité et ta passion pour la chasse, tu nous as fait découvrir les joies d'une bonne table, des produits de qualité, des herbes fraîches, mais surtout, surtout du bon whisky. Du « single malt » et rien d'autre ! Tu disais toujours : « Si tu ne veux pas être déçu, choisi un whisky de la famille des Glenn ». Tes conseils, on les suivra encore ces prochaines saisons de chasse. On lèvera notre verre à ta santé.
Personne n'oubliera les moments de grandes conversations que nous tenions en fin de soirée, au coin du fourneau; même lors des dernières années, durant lesquelles nous t'avions installé ton conduit d'oxygène à travers le chalet, afin de te permettre de continuer à nous cuisiner de fabuleux repas.
Petit à petit toutefois, la fatigue liée à ta maladie a pris le dessus sur ta passion et ton dévouement. Tu ne pouvais plus nous accompagner en septembre. Nous te faisions alors suivre nos exploits presque en direct, par le biais des communications modernes, Internet et MMS, auxquels tu t'étais facilement adapté malgré ton âge ! A chaque fois, tu nous réservais une bonne bouteille de champagne pour fêter le tir d'un beau mâle.
Leslie, ton charisme et ton œil malin vont manquer à tout le groupe. Prends soin de nous, de là-haut. Profite de revoir Marc et de « déconner » avec lui comme vous saviez tellement le faire.
Je suis persuadé, qu'avec l'aide de St-Hubert, tu vas nous guider cet automne vers de belles parties de chasse et d'amitié.
Salut l'ami, salut Leslie.

Au nom de ton groupe de chasse, Olivier.