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Assemblée générale de Diana d’Hérens - Hérémence - dimanche 7 décembre 2008 Le 19 mars 1908, une quinzaine de chasseurs, réunis au café « Mayor » d’Euseigne posent les bases de la Diana d’Hérens.
Un siècle plus tard, le 7 décembre 2008, c’est au son des cors de chasse qu’Hérémence accueillait l’assemblée du centenaire.
Le président Michelloud a rendu hommage aux disparus et enchaîné avec les points administratifs de l’ordre du jour. Après 2 années de l’arrêté 2006-2010, peu de points demandaient un débat et l’affaire fut réglée en deux temps et trois mouvements.
Dans son rapport présidentiel, Jean-Michel Michelloud s’est plu à retracer un peu de l’histoire de sa Diana : 1908-2008, que de chemin parcouru.
Les 15 chasseurs passionnés de 1908 ont transmis leur engouement au fil de ce siècle (41 membres en 1950, 241 en 1974 et 420 à ce jour) pour devenir la plus importante société de chasse (Diana) du Valais romand.
Comité de la Diana d’Hérens.
Il s’est également plu à relever les fondements de sa société, soit : l’équilibre à travers la gestion de la faune, le renoncement au profit immédiat, le repeuplement (en 1966, premier lâcher de cerf à Euseigne).
A remarquer qu’a ce jour, une population d’environ 1000 cervidés peuple le Val d’Hérens, dont 234 ont fait les frais du dernier exercice de chasse.
Le président Michelloud s’est également réjoui du fait que sa Diana a compté deux présidents de la Fédération Valaisanne des Sociétés de Chasse (Louis Pralong et Narcisse Seppey).
Dans une activité plus récente, l’épidémie de kérato-conjonctivite, qui touche les populations de chamois du Val d’Hérens, préoccupe grandement chasseurs et service de la chasse. Les régions d’Arolla, Mandelon et Lac des Dix ont vu plus de 150 chamois péris ou abattus des suites de ladite épidémie. Ce qui donne une projection fiable d’environ 300 individus touchés. Conséquence immédiate : - 30% de tirs durant la dernière chasse.
On doit ajouter à ces soucis les grandes chutes de neige, la présence de prédateurs indésirables (!) et voilà que les craintes sont justifiées pour cette espèce.
A noter que le service de la chasse a annoncé le renoncement à tout prélèvement dans ces zones (tirs hors chasse) avant l’éradication de ladite épidémie (3 à 4 années pour reconstituer un effectif).
Il a été rappelé les soucis liés à la présence de « canis lupus » qui induit, selon le président, une disproportion dans les moyens mis à disposition pour sa protection en regard de ceux engagés pour d’autres espèces !

Le garde-chasse Quinodoz félicité pour 30 ans d’activité.
Au chapitre des remerciements, il a été relevé les 30 années d’activité du garde-chasse professionnel J.-M. Quinodoz et un présent lui a été remis.
Peter Scheibler, chef du service de la chasse, a commenté les résultats de l’exercice de chasse écoulé. L’espèce chamois marque un léger recul (2938 tirs sur l’ensemble du canton) alors que, concernant les chevreuils, le tir des chevrettes (permis A) montre une nette augmentation, principalement en Valais romand, pour arriver au nombre de 594 bêtes abattues. Le tableau des cervidés (1584 tirs) montre une nette augmentation du tir des daguets depuis sa quasi-libération décidée en 2006.
Peter Scheibler a également rappelé, après analyse détaillée de ces résultats, que des mesures seraient prises, si nécessaire, dans l’ouverture ou la modification des réserves. Tout cela après consultation de la base, comme l’a rappelé le chef du service de la chasse pour qui la transparence n’est pas un vain mot.

Le président cantonal et le loup.
Pour la fédération valaisanne, c’est le président Papilloud qui a félicité la Diana d’Hérens pour son centenaire - il n’y a pas de présent sans passé ! - et a remercié les organisateurs. Il a souligné l’importance de tout regroupement (!) ; seule l’union de toutes les forces permettra une défense de la chasse sous toutes ses formes.
L’amélioration des relations entre chasseurs et autres usagers de la nature a également été redite afin d’assurer la pérennité de notre passion. La promotion auprès de la jeunesse, force de demain, préoccupe également les instances cantonales. Le comité de la fédération encourage la diffusion d’un message d’éthique, d’accueil et de respect envers les chasseurs de demain. Le président cantonal a également redit tous les soucis que la présence du grand prédateur engendre dans les rangs des vrais défenseurs de la biodiversité.
Comme un clin d’œil de l’histoire, le président Papilloud, après avoir prononcé son discours derrière un beau spécimen de « canis lupus », a gagné un agneau lors du tirage de la tombola.

Président cantonal, président de la Diana, Chef du service de la Chasse et les auteurs du livre.
En fin d’assemblée, une présentation a été faite d’un livre rédigé à deux mains par Narcisse Seppey et Charly Sierro. L’ancien chef du service de la chasse et le membre du comité exécutif de Diana Suisse ont rédigé, à l’occasion du centenaire de leur Diana, un ouvrage intitulé « Le retour du loup ».
Cet ouvrage de 320 pages, richement illustré, parle du loup qui défraya la chronique en 2000 pour terminer son périple dans la région d’Arbey.
Diverses opinions d’écoliers, d’écologistes, de randonneurs, d’éleveurs, tous issus du Val d’Hérens, apportent leur point de vue sur la présence du loup. Selon les auteurs, c’est également un devoir de mémoire de léguer une version « différente » qui donne une vision sans animosité d’une certaine réalité sur la « réintroduction » du grand prédateur.
Léonard Lathion
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