Salut les copains, salut Gigi, salut Mylord
La famille, les amis, les copains de chasse avons tous de la peine à croire que c’est vrai. On se demande si vous n’êtes pas en train de nous faire une de vos farces habituelles. On a envie de dire : la plaisanterie a assez duré, vous pouvez revenir maintenant.
Foutre le camp, comme ça, sans prévenir c’est le plus sale tour que vous nous ayez joué.
Pour votre dernier voyage, ce vendredi 21 septembre, un retour de chasse au cerf, une route de montagne là-haut au Val de Dix, un virage en épingle, une sortie de route incompréhensible, l’accident idiot.
Vous retrouver au petit matin, a été un choc qui sera long à digérer ; alors soyez sympas les deux affreux, l’année prochaine faites encore du repérage et filez-moi les bons tuyaux, car je serai bien seul sans vos gueules, vos éclats de rire et notre complicité.
Michel Gaillard, dit Mylord, 58 ans. C’est un peu jeune pour partir, quitter tous ses territoires de chasse, de St-Gingolph à la Dent-Blanche que tu connaissais si bien. Quitter 40 ans de travail qui, comme à la chasse, t’ont permis de te faire, dans toute la Suisse romande, des tas de copains tout comme à Ardon ton village. Ta maman Gilberte, ta famille et tes nombreux amis ont de la peine à accepter le grand vide que tu laisses.
Guy Remondeulaz, dit Gigi, 55 ans. C’est trop jeune pour partir et laisser derrière toi Isa, Stéphane, Daniel avec qui tu faisais bloc aussi bien à la maison qu’à la fête ou à la pétanque. Chauffeur, vigneron, propriétaire encaveur et surtout bon vivant, débordant de bonne humeur, de disponibilité et d’amitié spontanée. Chanteur, poète et troubadour, toi chasseur enthousiaste et irrémédiablement optimiste, tu nous laisses tous orphelins d’une part de toi.
L’an prochain nous chasserons, mais vous resterez bien présent partout et pour tous.
A Dieu Gigi, A Dieu Mylord
Roger
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