La mise bas a lieu de mars à mai, après cinquante et un à cinquante-trois jours de gestation dans un terrier squatté le plus souvent au blaireau, au lapin de garenne ou à la marmotte, situé près d’un point d’eau.

La femelle met bas à même le sol entre quatre et six petits. Chaque naissance est espacée de dix à trente minutes. Elle tranche le cordon ombilical et mange les arrière-faix ainsi que les petits anormaux. Elle lèche ses petits (85 à 125 grammes) jusqu’à leur premier cri. Ils naissent aveugles et sourds avec un pelage sombre et le bout de la queue banche. Ils ouvriront leurs yeux bleu-gris après dix à douze jours. Pendant trois semaines, les renardeaux sont alimentés aulait maternel. A 18 jours apparaitront les premières dents, permettant aux petits de s’essayer à la nourriture solide, au début régurgitée par la mère puis constituée de morceaux de viande apportée par la mère.

Dès juillet, la famille quitte le terrier pour s’installer près d’un terrain de chasse, les petits deviennent autonomes, cueillant des fruits et s’initiant à la chasse. Dès l’automne les mâles sont les premiers à quitter le cercle familial, suivis par les femelles, certaines restant dans la famille pour devenir des femelles subordonnées l’année suivante. Les jeunes peuvent s’éloigner de plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres pour fonder leur famille. Les 80% des renardeaux périssent avant l’âge de 1 an.

Opportuniste

Omnivore il consomme entre 300 et 600 g de nourriture. Son estomac de faible capacité l’oblige à chasser le tiers de son temps pour multiplier les prises. Sa nourriture est constituée de petits vertébrés, avec une préférence pour les rongeurs, souris, oiseaux, marmottes, grenouilles, reptiles, lapins, lièvres, etc. Parfois il mange des insectes ou des lombrics après la pluie. Très rarement, il peut s’attaquer à des petits ongulés. Il est aussi nécrophage quand il tombe sur une carcasse, et se nourrit également des placentas des mammifères.

Le renard se nourrit aussi de végétaux, champignons et fruits, myrtilles, mûres, framboises, pommes, prunes et raisins. En ville, il mange volontiers des déchets ménagers.

Texte Jean Bonnard, photo Georges Laurent 

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