Dans son rapport présidentiel, Charles-Louis Rochat a résu­mé les activités de DianaRomande au cours de l’exercice écoulé et présenté le conférencier du jour, le vétérinaire cantonal neuchâtelois, le Dr Pierre-François Gobat, dont l’exposé, très applaudi, était intitulé «Relation homme-animal… que de changements!».

Le bureau de Diana Romande.

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Le président Rochat durant son allocution.DSC03532

Au comité…

Au comité central, le Valaisan Benoit Martinet remplace ­Patrick Lavanchy et le Neuchâtelois Jean-­François Sunier succède à Laurence Weber. Bernard Grossenbacher est désormais aussi membre à part ­entière du comité.

La situation de Diana Romande est saine, l’exercice 2016 boucle avec un  bénéfice de CHF 6721.–, avec CHF 27 562.– d’investissements dont des sets de table et le stand mobile d’information.

La municipale Anne-Christine Pellissier et le vice-président de Diana Romande, Jean-Michel Micheloud.

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La commune de Chézard-Saint-Martin était représentée par sa ministre de l’éducation, jeunesse et sports, Mme Anne-Christine ­Pellissier qui a souhaité la bienvenue aux chasseurs.

La révision de la loi fédérale sur la chasse a occupé le comité qui a pris langue avec ChasseSuisse pour dégager une réponse concertée. Les principales préoccupations ont concerné la régulation des grands prédateurs pour laquelle on demande une simplification et surtout une faisabilité pratique des procédures pour la gestion de ces grands prédateurs. Les chasseurs souhaitent aussi une plus large compétence des cantons. Le président relève aussi que la perception ­romande et alémanique de la gestion du loup n’est pas la même «nos collègues alémaniques sont enclins à plus d’accommodements et de prudence que les romands…» a relevé le président Rochat.

Lynx à virus

Déclarations du président Rochat: «Si la question des grands prédateurs ne doit pas accaparer l’entier de notre attention, elle n’en demeure pas moins incontournable. Les récentes révélations sur les lynx porteurs du virus FIV et euthanasiés démontrent l’acuité de la problématique. L’import-export auquel sont soumises ces bêtes, ainsi que semble-t-il une consanguinité dommageable, amèneront de nouvelles stratégies de conservation. Nous ­devons exiger une transparence et une communication adéquates du KORA et des cantons».

Le vétérinaire cantonal neuchâtelois Pierre-François Gobat.

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La part du chasseur…

«Quant au loup, la situation évolue peu si ce n’est le constat d’une expansion en Suisse et l’incapacité de l’OFEV à anticiper les effets de cette colonisation en s’inspirant de la situation française, là où le tir est devenu une réalité dûment légalisée. Les instances cynégétiques ne souhaitent pas la disparition des grands prédateurs, mais une gestion efficace de leur effectif dans un souci d’équilibre où le chasseur a sa place ET SA PART, et l’éleveur des conditions permettant une exploitation durable de son cheptel…»

Rétrograder le loup

La politique de ChasseSuisse a été rappelée par son président Hans-Peter Egli avec un point de la situation concernant la révision de la loi fédérale sur la chasse: «La loi doit permettre de réguler d’une manière efficace les espèces protégées y compris loups, lynx et castors, et de donner la compétence aux cantons pour la gestion efficace de ces espèces, et ceci indépendamment du critère des dommages. Les tirs effectifs en cas de dommages aux animaux domestiques ou en cas de danger pour la population sont actuellement insuffisants… Il faut absolument et de toute urgence accorder la marge de manœuvre nécessaires aux cantons pour pouvoir garantir une régulation efficace à tous les niveaux. Pour le loup, il est indispensable de procéder à une rétrogradation de «strictement protégé» à «protégé». Concernant les dommages occasionnés par le loup, le président Egli déclare: «Ce n’est pas à nous (les chasseurs) et probablement pas aux cantons de payer et d’assumer les dommages occasionnés par le loup. Cela doit rester du ressort de l’Etat fédéral! C’est pourquoi ChasseSuisse estime que la situation consiste à appliquer les motions Engler et Fournier dans le cadre de la révision de la loi sur la chasse».

Evoquant «la gestion très efficace du bouquetin», il déclare que «cela doit aussi être possible pour les grands prédateurs». Et de conclure par un appel à l’unité: «Nous devons régler nos problèmes à l’interne et parler d’une même voix».

L’homme et l’animal…

Le vétérinaire cantonal neuchâtelois, le Dr Pierre-François Gobat, a dressé un tableau historique de l’évolution des relations Homme – Animal. L’homme a toujours utiliséles animaux à son profit. Chasseur cueilleur, puis régulateur de la fau­ne, l’homme assiste aujourd’hui à des changements importants des rapports avec l’animal. Il avoue avoir été impressionné par la tradition de la chasse, son aspect nutritionnel, son prestige, ses rituels (respect de l’animal tué auquel on rend les honneurs). Puis il a évoqué la montée de la résistance avec les nouvelles positions à la mode qui contestent à l’homme le droit d’imposer ses vues aux espèces animales et en appellent à un mouvement de libé­ration animale. Il a terminé en décrivant certaines dérives constatées dans son activité, des gens qui vivent avec toutes sortes d’animaux dans des locaux inadaptés pour ce genre de cohabitation… Un exposé fort applaudi par les délégués.

La fête qui a suivi a été rythmée par les prestations appréciées du Rallye des Trompes de Neuchâtel.

Merci au président Jean-François Sunier et aux chasseurs neuchâtelois pour l’organisation de ces assises annuelles.

Texte et photos Jean Bonnard

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