L’image reste gravée dans les mémoires. Sans les reportages filmés ou les illustrations des articles de presse, l’exode des migrants ne sensibiliserait pas autant les populations. Combien de consciences ont-elles été secouées, aussi parmi les hommes ou femmes d’influence, par l’image du corps d’un enfant échoué sur une plage? Les attentats terroristes épouvanteraient moins de monde sans les caméras ou autres appareils projetant dans notre champ visuel le vécu des tragédies. Les médias sont accusés d’utiliser ces moyens dans le but de toucher notre émotionnel et ainsi augmenter les ventes ou l’audimat. Ils ne font pourtant que leur travail de transmission des événements et qui plus est répondent aux vœux des lecteurs ou téléspectateurs qui ne se contentent plus des seules paroles ou dissertations rédactionnelles. L’image constitue un moyen de preuve qui permet notamment une prise de conscience des réalités que parfois certains voudraient ignorer. Mais il y a ­péril! La photo de presse, si elle peut être utilisée à titre d’information objective, peut aussi servir aux funestes dessins de quelques ­détracteurs. Les comportements envers les animaux représentent des sujets particulièrement attrayants pour ces opérations médiatiques et constituent une terre fertile pour alimenter les sensibilités modernes. La faune sauvage ne fait pas exception et le monde de la chasse n’est pas épargné par le danger que peuvent engendrer les images choc. Les ­négligences dans la construction ou l’entretien des chenils individuels ou collectifs réservés à nos amis à quatre pattes offrent des sites recherchés pour les prises de vue. L’exposition du gibier tiré crée également des cibles privilégiées à qui veut, par presse interposée, alimenter le chapitre de la cruauté envers les animaux. Lorsqu’il n’est pas conforme aux règles élémentaires des nouveaux savoir-vivre, le comportement public du chasseur représente une aubaine pour les adeptes de la pellicule destinée à démolir la chasse. Nouveauté dans la panoplie des pièges éventuels: l’équipement quasi guerrier du porteur de fusil. Le chasseur cagoulé et portant son arme bien en évidence en bordures de chemins ou routes fréquentés ne va pas manquer de susciter l’ire des détracteurs, mais aussi les craintes des populations non averties, surtout en ces temps de terrorisme. Alors, en zones de risques potentiels, laissons les passe-montagnes dans notre havresac afin qu’il ne puisse pas y avoir d’amalgame.

Chasie

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