Le titre de cet édito est emprunté au site de ChasseSuisse qui l’a mis en exergue de sa page d’accueil. L’association ChasseSuisse, au plan national, représente les intérêts de plus de trente mille chasseurs qui investissent chaque année plus de cent millions de francs pour une tâche qu’ils exécutent finalement aussi dans l’intérêt de l’Etat, entre autres les services administratifs de chasse dans les cantons et par conséquent le travail des gardes-chasse et des gardes-faune.

Il n’est pas inutile de rappeler aujourd’hui l’importance de la contribution de la chasse à la conservation et la sauvegarde d’une faune riche et variée.

En août 2016, le Conseil fédéral avait lancé la procédure de consultation sur la révision de la loi sur la chasse en précisant que «cette révision doit permettre la régulation des populations de certaines espèces protégées qui sont sources de conflits, lorsqu’il y a risque de dommages importants ou de danger concret pour l’homme, en dépit de mesures de préventions». Cette consultation est terminée et le projet fait l’objet de discussions au Conseil fédéral avant d’être transmis aux Chambres fédérales.

Reinhard Schnidrig, chef de la section faune sauvage et biodiversité à l’Office fédéral de l’environnement, déclarait lors des Assises de ChasseSuisse à Bellinzone: «le projet le plus important de ma carrière – et probablement aussi pour les chasseurs – est la révision partielle de la Loi fédérale sur la chasse». Et Reinhard Schnidrig de préciser: «le loup, la régulation des espèces mais aussi la délégation aux cantons de certaines actions de régulation seront au cœur des débats et susceptibles de provoquer un referendum».

A l’évidence, ce ne sont pas les incertitudes qui manquent à la veille d’un débat crucial pour la chasse. Les buts de ChasseSuisse sont notamment la conservation et la sauvegarde de la faune sauvage et de ses biotopes, et le maintien et la perpétuation d’une chasse durable conforme à l’éthique cynégétique.

A l’heure des débats au Parlement, les chasseurs doivent se mobiliser pour défendre ces buts. Alors que les groupements d’intérêt pèsent de plus en plus dans le débat démocratique, les chasseurs ne pourront pas rester les bras ballants: ils doivent assumer leur rôle d’avocat de la faune. Par leur engagement citoyen, ils doivent faire savoir que ce qui se décidera sous la coupole ces prochains mois dictera leur sort et celui d’une faune sauvage riche et variée.

Septembre est la saison de la chasse. Amis chasseurs, je vous souhaite des journées riches en émotions, en vous rappelant qu’aujourd’hui plus que jamais, vous serez observés et que votre comportement dans le terrain pèsera lui aussi dans la balance.

Belle, joyeuse et bonne chasse.

Jean Bonnard, rédacteur de «Diana Chasse et Nature»

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