Jura     2009

Hommages à Gilbert Fleury

A toi, Beutz

Ce 11 février, dans les frimas de l'hiver, tu nous a quittés pour rejoindre ton épouse Nelly décédée un mois plus tôt.
Toi, le disciple de St-Hubert, tu étais le pilier de ce groupe de chasse. Tu savais tous les coins et recoins de nos forêts ; et les postes de chasse… tu les connaissais !
La montagne de Courroux était ton domaine préféré. Que de gibier y as-tu tiré ! C'était ta fierté, toi qui étais natif de ce village.
Aujourd'hui, nous devons nous séparer d'un ami et c'est avec une grande tristesse que nous te laissons rejoindre les chasses éternelles. De là-haut, tu nous guideras sur les sentiers de nos forêts où nous avons partagé tant de bons moments de chasse.
Ciao Beutz, que St-Hubert t'accueille dans l'immensité de la fratrie des amis de Nemrod.
Waidmannsheil.
Pour ton groupe de chasse, J.R.

A notre cher ami Gilbert

Le mardi 10 février au matin, alors que la tempête faisait rage, notre ami Gilbert nous a quittés discrètement, comme d’habitude, en ne dérangeant personne.
Homme de cœur, il s’était toujours dévoué au service de ses proches qu'il appréciait beaucoup. Il se sentait bien auprès de ses amis chasseurs. Gilbert avait toujours un petit mot pour rire, un petit mot pour détendre l'atmosphère et rendre la vie encore plus belle. Il ne pensait jamais que toute bonne chose avait une fin et que la vie, quelques fois, nous apporte aussi des déceptions.
La nature était son lieu de prédilection. Il aimait se ressourcer avec son ami Jean-Paul dans les secteurs qu'il affectionnait particulièrement.
Le sanglier était son gibier favori, et sa malice et sa ruse le laissaient parfois pantois. Il prenait un grand plaisir à aller avec ses amis nourrir les sangliers dans son secteur et à constater que les populations présentes se portaient bien. Il en était fier et s'en occupait sans compter.
Gilbert connaissait parfaitement bien ses secteurs de chasse. Chaque poste n'avait plus de secret pour lui et avait sa petite histoire. Tous les chemins et sentiers des forêts de Courroux sont marqués de son empreinte.
Un beau matin d'hiver 2007, Gilbert décida de faire le pas dans la région de la Cendre à Vellerat. La neige luisait sous les rayons du soleil. Passé derrière la montagne, il décida de s'arrêter et d'observer de plus près des traces qu'il avait déjà repérées au loin. En s'approchant de celles-ci, une chute de pierres lui fit lever la tête. Non loin de là, une compagnie de sangliers en mouvement venait à sa rencontre. La compagnie entière s'approcha de Gilbert comme pour le saluer et passa son chemin. L'émotion fut à son comble !
Lors d'une battue aux sangliers en 2006, dans le secteur de la Fenatte à Soyhières, Gilbert nous demanda s'il pouvait se poster à un endroit qu'il connaissait bien. Alors que les premiers coups de carabine retentissaient dans la vallée, Gilbert attendit impatiemment à son poste. Soudain un sanglier déboucha de la végétation, Gilbert lève sa carabine et d'une seule balle atteignit mortellement le sanglier qui finit sa course à ses pieds. C'est avec fierté, mais avec un pincement au cœur, que Gilbert rendit immédiatement les honneurs à ce gibier gisant devant lui. Ce fut son dernier sanglier tiré. Au terme de la battue, nous pouvions lire sur son visage tout le plaisir qu'il a vécu lors de cette journée mémorable.
Lors de notre traditionnel souper de fin de chasse, nous n'entendrons plus jamais Gilbert crier les numéros de notre petit loto. Il prenait tellement de plaisir à l'organiser et savait si bien le faire.
Nous nous rappellerons aussi les beaux moments passés autour d'un caquelon de fondue à la Rotchatte, après une belle journée passée ensemble.
La maladie a eu raison de toi, « Beutz » : tu nous as quittés pour les chasses éternelles, mais nous ne t’oublierons jamais.
Adieu Gilbert.
Nous adressons également à sa famille, particulièrement à ses sœurs, nos sincères condoléances.
Ton groupe de battue de Delémont