Jura 2008

Réunion de fauconnerie et d’autourserie dans la région

Les 12 et 13 décembre prochains, des vols de faucons et d’autours auront lieu dans la région dans le cadre de la traditionnelle réunion annuelle de l’Association Suisse de Fauconnerie.
La fauconnerie ou chasse au vol est l’art de capturer une proie sauvage dans son milieu naturel au moyen d’un oiseau de proie dressé à cet effet. On pense qu’il s’agit là de l’un des tout premiers modes de chasse.
Origine
La fauconnerie semble trouver son origine sur les hauts-plateaux d’Asie centrale, dans des régions où, maintenant encore, se rencontre la plus grande concentration naturelle d’oiseaux de proie aptes à être affaités (dressés).
Les Kirghizes, nomades et chasseurs, pourraient avoir été jadis les premiers fauconniers. Et ce n’est qu’aux environs du VIIe siècle que le monde gaulois la découvre. Les Arabes et les Gaulois l’ont apprise des Germains lors des grandes invasions. Mais c’est au Moyen Age que l’on voit vraiment se développer la fauconnerie dans tous les pays d’Europe. La technique s’affine peu à peu, grâce en particulier à l’usage du leurre et du chaperon rapportés d’Orient par les croisés en 1247.
En 1616, la fauconnerie du roi Louis XIII comporte 300 oiseaux subdivisés en six équipages spécialisés en vol pour le héron, vol pour le milan et la corneille, vol pour la perdrix, etc.
Techniques employées :
Le bas vol
On nomme ainsi le vol du poing. L’oiseau est légèrement retenu sur le poing du fauconnier et au départ du gibier, il s’élance à la poursuite de sa proie.
On utilise pour cela différentes catégories d’aigles, d’autours des palombes, d’éperviers, ainsi que des oiseaux d’origine diverses comme la buse de Harris ou la buse à queue rousse.
Ces oiseaux ont en principe des ailes courtes et arrondies, et une queue importante leur permettant de brusques changements de direction.
Le haut vol
On nomme ainsi le vol d’un oiseau déjà en vol lors du départ du gibier. L’oiseau est ainsi habitué à monter à la verticale de son fauconnier et de son chien d’arrêt. Il fond à très grande vitesse (280-320 km/h) sur sa proie dès qu’elle décolle. On utilise pour ce vol différentes espèces de faucons : pèlerins, sacrés, gerfauts, lanier, etc.
Les proies d’un oiseau de haut vol sont des proies en vol. En effet, la très grande vitesse de l’attaque et de l’impact rend extrêmement dangereux la proximité du sol ou d’un obstacle quelconque.
Réglementation :
Dans tous les pays, la fauconnerie est strictement réglementée dans la mesure où pratiquement toutes les espèces d’oiseaux de proie utilisés à la chasse au vol sont protégées.
C’est pour cette raison qu’une autorisation de vol pour chasser les corvidés nous est délivrée pour cette réunion.
Une dizaine d’oiseaux (faucons et autours) seront présents pour voler et montrer diverses actions de chasse sur des corvidés (principalement des corneilles).
Les deux styles de vol seront donc présentés : le bas vol et le haut vol.
Les vols seront effectués en collaboration avec les gardes faunes cantonaux et se feront dans des secteurs où les dégâts sont occasionnés par de grands groupes de corvidés.
Les vols seront organisés à partir de midi le vendredi et le samedi. Les personnes intéressées peuvent prendre contact avec Christophe Keller, tél. 079/414.40.91, ceci pour des questions de déplacement.

Christophe Keller