Jura 2008

Hommage à Marcel Montavon

Au soir du dernier jour de chasse de la saison 2007-2008, nous parvenait la triste nouvelle du décès de notre ami Marcel Montavon.
Certes, nous le savions atteint dans sa santé, mais personne n’imaginait un départ aussi rapide qui nous a plongés dans un grand désarroi.
C’est au terme d’un dernier repas pris ensemble pour préparer la saison de chasse qu’il nous fit part de ses soucis de santé. Mais je vais ma battre, nous dit-il.
Son combat fut, hélas, inégal et il s’endormit après bien des souffrances supportées avec le courage d’un homme de caractère.
Marcel avait vu le jour le 12 mai 1939 dans un foyer où son père était forgeron. Après un apprentissage de serrurier, Marcel ouvrit à Glovelier un garage qui connut très vite un beau et mérité succès. Combien de services a-t-il rendus ? lui seul le savait, mais il n’en parlait jamais, car, disait-il, « La main droite ne doit jamais savoir ce que fait la gauche ».
Le moment venu, il remit son garage à son fils en se souciant de rendre les services qu’un papa peut prodiguer à ses enfants.
A son épouse, à ses deux enfants, nous adressons nos plus vives et sincères condoléances, les assurant que nous garderons de leur cher disparu le plus lumineux des souvenirs.
Pour Marcel, la chasse était tout à la fois une passion, un art, un hobby qu’il pratiquait dans le respect de la faune et de la flore. Il ne se contenta pas de chasser au Jura, mais s’adonnait à son « sport » en Alsace voisine avec de nombreux amis et s’en alla même, avec son ami René, tirer le cerf dans les grands domaines de chasse de France.
La vie de groupe, la camaraderie, l’envie de faire plaisir, la joie de montrer un beau trophée étaient pour lui sources de satisfaction et d’amitié. Il aimait rechercher le gibier, le traquer, le débusquer, lui rendre les honneurs en chaque circonstance.
En arpentant les Bois de Bure, de la Malcôte, de la Montoie ou encore de la Baroche, les camarades et son groupe sauront parler des bons moments qu’il a su leur donner et évoqueront souvent les merveilleux souvenirs des repas qu’il savait préparer ; en particulier le foie au cognac qu’il mijotait avec amour et toujours accompagnés des meilleurs crus, dans le seul souci de faire plaisir.
Que le Seigneur sache lui réserver la place de choix qu’il mérite sur les chemins des chasses éternelles.
Adieu Marcel.

Jean-Marie Badet et ses amis chasseurs.