Des écologistes favorables à la chasse même s’ils ne chassent pas! J’en ai rencontré et ils m’ont rassuré. Ce n’est pas parce qu’ils sont friands de venaisons bien apprêtées qu’ils m’ont juré que la chasse était nécessaire. Ce n’est pas non plus parce que les nouvelles grandes théories leur donnent l’impression d’être des scientifiques. Non! C’est parce qu’ils ne cautionnent nullement certaines soi-disant vérités qui sont jetées en pâture à une catégorie bien naïve de la population. C’est parce qu’ils font partie de ces écologistes réalistes qui fréquentent le terrain et comprennent les évidences du comportement de la faune dans la nature. C’est parce qu’ils se sont aperçus qu’à une époque, observer un chevreuil était aussi aléatoire qu’apercevoir un loup blanc. C’est parce qu’ils constatent qu’aujourd’hui, contempler un chevreuil ou un cerf est chose fréquente. C’est parce qu’ils côtoient le bouquetin lors de leurs escapades en montagne. C’est parce qu’ils se rendent compte que, si cette évolution réjouissante s’est concrétisée, c’est grâce aux chasseurs. C’est parce qu’ils savent les efforts qui ont été consentis par les disciples de saint Hubert, tout au long des années, pour réintroduire des espèces et instaurer les éléments propices à leur développement. C’est parce qu’ils sont conscients que la gestion intelligente, bien ciblée, équilibrée, accompagnée de règles indispensables mais simples, conduit à un essor quantitatif et qualitatif de la faune. C’est parce qu’ils ont saisi que la nature doit être gérée et non laissée à l’abandon. Gérée au profit de l’homme, bien sûr, mais aussi au profit des animaux qui se développent harmonieusement à l’abri des maladies et de la déchéance due à une trop grande consanguinité! Ces écologistes-là regrettent que leurs confrères en philosophie doivent cacher certaines réalités, inventer de nouvelles doctrines, débarrasser les opinions contraires pour mieux inculquer leurs vérités au plus profond de l’esprit de la collectivité. Ces écologistes-là savent que les chasseurs sont des partenaires essentiels malgré ceux qui sortent des chemins battus et qui ne sont d’ailleurs pas plus nombreux que dans toutes autres confréries.

Ces écologistes-là existent et ils m’ont rassuré car ils m’ont démontré qu’ils aiment la nature, la faune qui y vit et les hommes qui en font une exploitation contrôlée et rationnelle. Ces écologistes-là existent mais, à mon goût, ils restent trop discrets.

Chasie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.