Réflexions sur la chasse au petit gibier Le Canton de Genève a la particularité d'avoir aboli la chasse démocratique pour la remplacer par la « chasse étatisée ». Ayant retenu la leçon, les nemrods genevois savent combien il convient d'être vigilant face aux menaces et d'organiser une stratégie de défense proactive, plutôt que réactive, sous peine d'avoir toujours un train de retard sur nos adversaires.
De ce fait, nous constatons une recrudescence des attaques contre la chasse, selon la « tactique du salami ». Suite à l'échec de l'initiative antichasse de 1976 en terre vaudoise, nos adversaires ont réalisé que les attaques frontales contre la chasse ne pouvant aboutir, il convient de découper le saucisson « chasse » une tranche après l'autre, en augmentant à chaque fois l'épaisseur de la tranche... On commence par interdire la chasse des grives, de la caille, de la bartavelle, etc., pour passer à présent à la bécasse, au tétras-lyre, au lièvre, en attendant de s'attaquer à plus gros.
Peut-être sommes nous coresponsables de cette situation, car depuis trop longtemps nous justifions la chasse, en mettant en avant uniquement notre rôle de régulateur de la faune ? Cette stratégie de défense a eu pour absurde corollaire de laisser entendre que seule la chasse des animaux commettant des dégâts était défendable. Faux ! Car, s’il y a la « chasse utile », il y a également la « chasse possible » et celle-ci s'exerce de façon très raisonnable, sur des populations de gibier pouvant sans problème absorber un certain prélèvement, car elle s'inscrit parfaitement dans le concept à la mode et cher aux écolos de « l'utilisation rationnelle des ressources naturelles », exactement comme la pêche ou la cueillette des champignons. Un exemple, la bécasse, cible actuelle de nos détracteurs. Suite à une étude élaborée par un antichasse, les autorités vaudoises interprètent ce rapport de la manière la plus défavorable aux chasseurs limitant cette chasse à un seul oiseau par jour, alors qu’elles n’ignorent pas que le prélèvement suisse est insignifiant par rapport au reste de l’Europe. Première étape avant la suppression complète de cette chasse avec toujours la même « tactique du salami », alors qu’il n’y a aucune raison d’interdire ou de limiter encore plus cette « chasse possible ».
A nos représentants d'expliquer aux politiques, au public et à l'administration, ce qui précède, afin que la chasse du petit gibier puisse perdurer encore longtemps. Sinon, celle-ci passera en premier à la trappe ; Il ne restera que la « chasse utile », et dans quelle condition ? Chasseurs de petits et gros gibiers, nous sommes tous dans la même barque et l'heure est à la défense proactive de notre juste passion, par ailleurs utile et irremplaçable - voir Genève ! - pour le bien-être de la nature.
Le Comité
PS : Il est piquant de constater que le « Domaine Nature Paysage – Genève » (anciennement : Service de la Faune) reconnaît enfin officiellement que ses agents pratiquent bel et bien la chasse à Genève, vu qu'on peut lire dans son communiqué du 23 juin, sous l'entête « suivi transfrontalier du Sanglier », ce qui suit : « …La situation s'est avérée particulièrement difficile au niveau du bassin genevois, car elle concerne 2 pays et 4 systèmes administratifs différents, avec chacun une gestion de CHASSE différente ». (sic !)
Alors, toujours interdite la chasse à Genève ?
Voir: http://etat.geneve.ch/dt/nature
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