Genève 2008

Nouvelles de la Fédération Cynégétique Genevoise

En date du 6 mars 2007, la St-Hubert, unique société de chasseurs genevois ayant survécu à l’absurde et coûteuse suppression de la chasse en 1974, s’est dotée d’un nouveau comité. Nous tenons tout d’abord à remercier le comité sortant pour le travail accompli.
Animés par de nouvelles ambitions, nous voulons mieux faire entendre la voix des chasseurs, tout en défendant notre vision de la gestion de la faune auprès des médias, des autorités et du grand public.
Proposer un concept nouveau de la faune genevoise en accord avec la loi actuelle.
Nous comptons également dénoncer un certain nombre d’inepties, de contrevérités et de dérives qui se sont progressivement établies au fil de ces 34 dernières années. Ainsi nous affirmons :
  • Qu’il est faux de prétendre que la majorité des Genevois étaient ou sont contre la chasse, car l’interdiction de la chasse a été voulue uniquement par moins de 15 % des votants inscrits en 1974. En effet, sur près de 200'000 électeurs, seuls 21,5 % ont voté, parmi lesquels environ un tiers a voté pour le maintien de la chasse.
  • Toutes les communes rurales, à 1 ou 2 exceptions près, ont voté en faveur de la chasse.
  • Bien que la chasse démocratique se trouve ainsi supprimée (aux frais du contribuable), l’acte de chasse, lui, perdure à tel point que le nombre de sangliers, lièvres, lapins de garenne et autres abattus nuitamment (et avec des moyens que l’éthique réprouve) atteint des proportions aberrantes. Un exemple éloquent : rapporté à la surface boisée des cantons respectifs, les 15 gardes de l’environnement genevois tuent 80 fois plus de sangliers que les 800 chasseurs vaudois réunis en une saison !
  • Après avoir fusillé plus de 500 lapins de garenne dans les années 90, les responsables de la faune genevoise se demandent à présent comment sauver notre pauvre Jeannot de la disparition. Pire, les mêmes autorités ont livré en pâture aux renards, fouines et corneilles, les 300 perdrix grises genevoises qu’abritaient le canton au début des années 80, pour tenter ensuite de les réintroduire à très grands frais (également du contribuable) et finir par avouer à demi-mot que tout ceci fut à pure perte du point de vue des perdrix, car une grande partie de celles-ci a fini dans les estomacs des prédateurs précités.
    Malheureusement, celle liste est bien longue et loin d’être exhaustive !
D’autre part, nous souhaitons favoriser les rencontres entre chasseurs … et autres passionnés de la faune, intéresser les jeunes à la gestion de la faune par l’action de chasser, les accompagner dans les démarches administratives, voire les aider dans la mesure du possible à leur trouver un territoire d’accueil.
Il va de soi que pour atteindre ces objectifs nous avons besoin de chacun de vous, car malheureusement une minorité des 1000 à 1500 chasseurs genevois sont membres de St-Hubert, ce qui est fort regrettable. C’est pourquoi nous invitons toutes et tous ceux qui aiment la cynégétique et qui pensent que la faune genevoise mérite mieux, à venir nous rejoindre. Bien entendu, les confédérés et les habitants de France voisine sont les bienvenus dans nos rangs.

Le Comité