Genève 2008

2008, une autre année ?

Il est de coutume de formuler des vœux à chaque début d’année et de les offrir à ceux que l’on aime en leur souhaitant une bonne santé, de la joie et du bonheur pour les 365 jours à venir. La St Hubert de Genève ne faillira pas à la tradition et c’est très sincèrement qu’elle souhaite à tous les chasseurs, les vrais protecteurs de la nature, de la flore et de la faune, le meilleur pour 2008. Elle souhaite fortement que la chasse garde ses lettres de noblesse, qu’elle soit reconnue comme une activité utile à la faune et crédible aux yeux des gens de bon sens. Elle espère beaucoup que les autorités politiques sauront prendre, en toute connaissance de cause et avec l’appui des milieux cynégétiques, toutes les dispositions utiles pour que les animaux sauvages soient respectés, bien gérés et protégés dans leur équilibre. Elle compte sur l’engagement de tous les chasseurs, pour que notre corporation obtienne des résultats probants dans toutes leurs entreprises mises au service de la faune sauvage, de la protection des biotopes et de l’environnement. Elle souhaite encore ardemment que les gens des villes ne mettent pas en péril les vraies valeurs qui touchent la chasse, les chiens et les traditions qui peuvent encore être conservées. Enfin, la St Hubert compte encore sur ses membres fidèles, afin qu’ils répondent présent dans tous les moments où ils seront appelés à faire valoir leur personnalité de cynégètes convaincus et conscients de leur responsabilité.

Changement de présidence

Depuis de nombreuses années, la St Hubert tient le coup grâce à la fidélité d’une partie de ses membres, même si la chasse n’a plus cours dans notre canton. Certes, le refus politique et administratif d’entrer en matière pour que des chasseurs participent activement à des opérations touchant à la protection de la faune et des cultures n’engendre pas souvent de nouvelles adhésions. Pour entrer dans la 71e année d’existence de la St Hubert, un nouveau président devrait prendre les rênes du char et tenter de conduire notre société vers d’autres horizons. Le challenge est complexe et rien ne peut lui assurer de trouver des voies carrossables menant à de bons résultats. Il sera nécessaire de se serrer les coudes pour porter au mieux toutes les actions qui pourraient être favorables à la chasse et au gibier. A l’heure où l’on va galvauder une magnifique population de lièvres, où l’on s’acharne à une chasse nocturne du sanglier et où l’on va certainement abandonner le projet perdrix et perdre définitivement cet oiseau, il va falloir du courage et de la détermination. Sans le grand public et les médias, sans un engagement politique respectant l’utilité de notre corporation, les appuis sont difficiles à trouver, pour mener à bien des actions intéressantes et constructives. Qui n’essaie rien, n’obtient jamais rien. Alors bonne nouvelle année !

Alain Rossier