Fribourg     2010  

5 – Interview du vice-président

Philippe Volery, vice-président de la FCF.

Un vice-président, un secrétaire et un caissier épaulent efficacement le président Bruno Fasel dans la conduite et la gestion de la FCF. Nous vous présentons le vice-président.

Cher Vice-Président, peux-tu te présenter au niveau familial et professionnel ?
PhV : Je suis marié, père de trois enfants et j’habite à Flamatt. Je travaille comme maître professionnel diplômé à l’Ecole professionnelle artisanale et industrielle de Fribourg

Depuis quand chasses-tu et quels modes de chasse pratiques-tu ?
PhV : J’ai commencé à chasser dès ma naissance (avec mon grand-père) et j’ai obtenu le permis de chasse en 1983. Je chasse le chamois en montagne, mais également en plaine le chevreuil, parfois la plume, le sanglier et avec passion également les carnassiers. Nous chassons en groupe avec une chasseresse et cinq chasseurs. Mes ami(e)s et moi-même sommes soutenus par nos fidèles compagnons de chasse (Sami, Tom, Tinka, Chicco, Moustache, Zorro, Badi, Dex, Yukon)

Depuis quand es-tu actif dans les commissions ou comité de la FCF ?
PhV : Après plusieurs années au comité de la section Diana du Lac en tant que responsable des travaux d’activités et de divers tirs de notre stand de la Rebe, j’ai été nommé en 1999 au comité cantonal de la FCF. Durant des années, j’ai été responsable de la formation des candidats-chasseurs et ensuite j’ai repris le poste en tant que vice-président.

Quels sont tes activités et tes fonctions au niveau suisse ?
PhV : Actuellement, je suis secrétaire du groupement des chasseurs à patente alémanique, le SPW (env. 11 000 membres). Cette association a réduit ses activités depuis l’affiliation directe des fédérations à ChasseSuisse. Comme activité principale, nous gérons le mensuel cynégétique « Schweizer Jäger » qui appartient aux fédérations cantonales affiliées. (Plus sous www.spw.ch)
Nous traitons également différentes problèmes sur demande de sections.
En outre, je suis membre du groupe de travail « Forêt-Gibier » de ChasseSuisse. Ce groupe de travail a pour but de préparer annuellement une activité publicitaire pour défendre l’intérêt du gibier, des forêts et de la chasse en commun. (Plus sous www.foretgibier.ch)
En tant que président de la Fondation « Stiftung Naturland », je dispose d’un capital alimenté par les chasseurs de la SPW pour soutenir des activités de protection concrètes dans toutes les régions de Suisse. (Plus sous www.naturland.ch)

En plus de seconder ou remplacer le président, quelles sont tes tâches spécifiques au sein de la FCF ?
PhV : Comme je suis le plus « vieux » au sein du comité, je suis un peu la mémoire de le FCF. En plus, j’ai pu suivre certains projets ou même les diriger. Certain fonctionnent bien et d’autres doivent encore être terminés, voire affinés.
Je peux citer : le manuel du chasseur fribourgeois, la nouvelle structure de la formation de base des chasseurs fribourgeois, la nouvelle structure de la fédération des chasseurs, la mise en place de la stratégie de la FCF 2008 – 2011, la table ronde verte entre la FCF, ProNatura, WWF, SPA, et pour terminer la collaboration structurée entre la FCF et le service des forêts et de la faune terrestre. Comme tu peux t'en douter, je n'ai pas chômé. Au niveau des résultats, je suis persuadé que la position de la FCF s’est beaucoup améliorée ces dernières années.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussée à écrire un ouvrage ?
PhV : En 2005, j’ai décidé de me ressourcer, en prenant plus de temps pour la chasse, pour ma jeune chienne et pour moi-même.
D'une discussion avec l’ancien et ensuite le nouvel inspecteur fédéral de la chasse, il est ressorti que les chasseurs suisses devaient mieux être instruits sur la mise en valeur du gibier, surtout après l'acceptation des "bilatérales 2" avec l’Union Européenne.
Après avoir trouvé divers soutiens auprès d’institutions (OFFT, OVET, Vétérinaires cantonaux - SO, BL, FR, VD, Universités BE & ZH, Services cantonaux de la chasse – FR, SO, GR), de spécialistes (FIWI M.P. Ryser, M. Baumann, biologiste), je me suis attaqué à ce projet. En premier avec une formation continue dans des abattoirs (VD, FR, SO, BS) comme contrôleur non vétérinaire des viandes, ensuite avec une enquête auprès de chasseurs (80 000 données) et analyses de prélèvements sur des carcasses de gibiers (250).
Avec l'appui des personnes de référence précitées, j'ai élaboré le manuel qui se nomme "De la nature à la gastronomie - L'art de transformer le gibier (ISBN 978-3-7225-0057-7)". Le seul but de cet ouvrage est de montrer à tous les consommateurs de venaison, que nous, les chasseurs, nous avons une référence de base lors de la production d’une denrée incomparable.

Le groupe de Philippe Volery.

Parle-nous de ton groupe de chasse du Galm et de son site internet :
PhV : Comme déjà relevé, nous sommes un petit groupe d’amis. Un de nos objectifs est de promouvoir la chasse dans notre région par différentes activités. Chaque année nous organisons un passeport vacances, une messe de St-Hubert, une sortie avec des adultes (repas de chasse, clubs services, officiers, enseignants, etc.). Le site internet www.galm.ch.vu (uniquement en allemand) nous sert comme instrument de communication pour ces manifestations.

Quelles sont tes relations avec les autres utilisateurs de la nature ?
PhV : Excellentes ; j'ai toujours trouvé le moyen de communiquer avec tous les utilisateurs de la nature et j’ai également constaté que c'est bénéfique, car nous avons souvent besoin d’eux.

Cher Philippe, je te remercie pour cet entretien et te laisse conclure l’interview.
Si je peux formuler un vœu auprès des collègues chasseurs, c'est que dans toutes les régions s'organisent des activités annuelles ouvertes à toutes les personnes proches de nos activités, afin de leur expliquer ce que nous faisons en communicant et en créant de bonnes relations durables.

P.D.