2 - Le bureau de la FCF et son président
Sans oublier ses récents prédécesseurs, Eric Gobet, Hubert Lauper, Pius Macheret, priorité à l’interview du président en fonction, Bruno Fasel.
Monsieur le Président, pouvez-vous vous présenter ?
BF : Je suis marié, père de deux enfants, habite Schmitten et suis retraité de la Confédération où j’exerçais en tant qu’instructeur militaire.
Pouvez-vous nous dire depuis quand et les modes de chasse que vous pratiquez ?
BF : J’ai commencé à chasser en 2006, en prenant ma retraite. Je chasse le chamois en montagne, mais également en plaine, avec mon groupe de chasse de Tavel composé de sept camarades.
Dans votre rapport d’activité, vous avez dit que 2009 a été une année laborieuse, intensive mais également enrichissante, pouvez-vous nous en dire plus ?
BF : J’ai eu avant tout l’occasion d’écouter les différentes opinions des chasseurs, ce qui représentait pour moi un défi particulier. Ces contacts personnels et amicaux m’ont souvent procuré plaisir et satisfaction et m’ont conforté dans mes objectifs de maintenir une chasse vivante dans notre canton pour offrir un jour à nos jeunes les mêmes possibilités d’exercer leur passion.
L’organisation des tirs complémentaires de sanglier a suscité pas mal de mécontentement chez les chasseurs, pouvez-vous nous rappeler les faits et nous dire comment vous envisagez une amélioration ?
BF : Le plan de tir fixé pour limiter les dégâts aux cultures n’ayant pas été réalisé, le Service de la forêt et de la faune (SFF) a donné la possibilité d’une chasse complémentaire aux chasseurs des deux régions concernées, la Broye et la Singine. Comptant sur la connaissance du terrain des chasseurs locaux, cette chasse spéciale a été ouverte aux seuls membres des deux sections, ce qui a provoqué le mécontentement des autres districts. Pour l’année à venir, nous ferons le point avec le SFF au tout début décembre et je réunirai les présidents de toutes les sections sitôt après pour définir la méthode à proposer au SFF. Peut-être un tirage au sort comme pour les tirs spéciaux de bouquetins, chamois ou cerf.
La nouvelle loi sur les chiens suscite pas mal d’interrogation de la part des chasseurs. Pouvez-vous nous livrer votre sentiment ?
BF : Nous sommes en contact permanent avec le Service Vétérinaire Cantonal (SVC) pour trouver des facilités pour la formation des propriétaires de nouveaux chiens, car les chasseurs sont des utilisateurs avertis du chien par la sélection et l’élevage. Certes, dans le domaine de la communication, beaucoup de travail reste encore à faire, mais sachez que la porte du SVC est ouverte aux chasseurs.
Les relations entre la FCF et le service des forêts et de la faune (SFF) ont parfois été tendues, mais cela semble s’arranger. Que comptez-vous faire afin que cela continue ?
BF : Nous développons actuellement avec le SFF une « convention de collaboration » structurée et durable avec reconnaissance des rôles mutuels, dans lesquels les chasseurs et les gardes-faune sont appelés à s’engager ensemble d’une manière durable pour la protection de la faune, de la forêt et de la nature. Nous y fixons les tâches à assumer par les deux parties et envisageons par région (circonscription) la constitution d’un groupe d’appui au garde-faune formé notamment de chasseurs de contacts et de gardes auxiliaires.
Quelles sont les relations entre la FCF et les autres utilisateurs de la nature ?
BF : Le comité de la FCF a de multiples entretiens et de nombreuses séances avec les institutions les plus diverses, car aujourd’hui la nature sert de cadre à un nombre toujours plus important d’activités. Les intérêts sont parfois divergents, mais nous nous efforçons de prôner avec sagesse une tolérance mutuelle entre tous les utilisateurs de l’espace. Nous sommes opposés à tout intégrisme.
Quelles ont été les activités du bureau de la FCF l’année écoulée ?
BF : Le bureau s’est réuni 9 fois et le comité a tenu cinq séances pour traiter les affaires courantes. Mise à parts les multiples séances avec les sections et les commissions, c’est le problème posé par le lynx qui nous a le plus préoccupé. Cette population a induit depuis l’automne 2000 un coût de 2,5 millions de francs sur le plan national. Avec l’arrivée du loup, le problème risque de s’aggraver et toutes les instances et institutions concernées sont appelées à trouver une solution concertée raisonnable et durable.
Si nous n’y parvenons pas, la présence de ces deux animaux sauvages coûtera un jour très cher au contribuable.
Quels sont vos objectifs pour l’avenir ?
BF : J’ai développé six objectifs principaux que vous trouvez dans mon rapport d’activité 2009 auquel je vous renvoie pour les détails :
1. M’entourer d’hommes compétents et disponibles .
2. Elaborer un document de base concernant la collaboration entre le SFF et la FCF.
3. Préparer les propositions de la part des chasseurs et des sections en vue des règlements de la chasse et celui concernant les chiens pour 2012-2014, ainsi que les cahiers des charges des commissions permanentes.
4. Proposer des solutions acceptables concernant les grands animaux sauvages.
5. Aider à maintenir la biodiversité et la protection de la faune et de la forêt dans notre canton.
6. Améliorer le domaine de l’information et de la communication de notre fédération.
Monsieur le président de la FCF, je vous remercie pour cet entretien et vous souhaite plein succès concernant les objectifs que vous vous êtes fixés.
PD
|