Hommage à Dédé
Tel la foudre dans un ciel sans nuages, le destin nous a frappés sans crier gare. En effet, l’après-midi du 6 avril, notre ami André Descloux, dit Dédé, nous a quittés sans bruit.
Nous te savions atteint dans ta santé, mais solide comme le roc que tu as toujours été. Tu ne laissais rien transparaître du mal qui te rongeait sournoisement et des souffrances que tu endurais. Le chagrin que nous avons ressenti est peu de chose par rapport à la détresse qu’ont connue ton épouse Ruthli, tes enfants, petits enfants et filleuls. Mari attentionné, papa attentif, grand-papa gâteau, tu laisses un vide immense aussi bien à ta famille qu’à tes innombrables amis.
Supporter idéal, tu n’as jamais compté les heures passées au bord des terrains de foot de toute la Suisse pour y encourager toute ta famille dont le niveau n’est plus à démontrer. Tes encouragements assidus ont aidé ton fils Joël à accéder au plus haut niveau dans ce sport ; mais tu as aussi su lui transmettre ton autre magnifique passion : la chasse.
Cette passion que t’avait transmise ton papa Robert, tu l’as entretenue tout au long de ta vie. Après quelques pérégrinations de gauche et de droite, avec divers complices, tu as fondé le groupe de l’Ecu que ton sens de l’accueil et de l’amitié a permis de faire évoluer au fil des départs et des arrivées. Combien de brocards et de chevrettes as-tu pu saluer « au saut du chemin » devant les formidables menées de tes brunettes ? Même si la chance n’était pas au rendez-vous, tu avais la larme à l’œil en entendant « musiquer » les chiens. Pour toi, les moments de partage étaient toujours une source de joie. Ton célèbre bouillon servi avant l’heure de l’apéro nous manquera encore longtemps.
Ton souvenir, Dédé, restera à tout jamais gravé sur certaines parois rocheuses des Varvalanna et ton poste, « la pierre à Dédé », remémorera à tes copains ainsi qu’à Joël les merveilleux moments qu’ils ont eu la chance de partager en ta compagnie. Ton sens de la repartie, assis dans ton fauteuil au chalet d’Amont, n’avait d’égal que l’entrain que tu mettais à entonner nos célèbres chansons accompagnées de nos fidèles sherpas. Que de beaux moments vécus à la forêt, en montagne, au chalet, en compagnie de tes amis, ces heures à refaire le monde, à revivre une action de chasse. Même si tu avais décidé de ne pas prendre le permis de chasse l’année dernière, tu savais que tu n’avais pas besoin de « tirer » pour prendre du plaisir et tu participais régulièrement à la vie du groupe, en nous accompagnant, tout spécialement autour du feu.
Dorénavant, tu pourras, en compagnie de Philippe, Meinrad et Gilbert, veiller sur tes collègues depuis les chasses éternelles.
A ta chère épouse, à tes enfants ainsi qu’à toute ta famille qui se trouve dans la peine, nous exprimons une fois encore notre entière sympathie.
Ton groupe de chasse
|