Fribourg     2010  

Pourquoi ne pas manger un magret de geai des chênes rôti ?

En tant que chasseurs, je respecte les ressources naturelles !
Des discussions concernant l’utilisation et la valorisation de produits de la chasse moins connus ou dédaignés sont régulièrement d’actualité. Il n'y a pas si longtemps, tous les aliments consommables étaient respectés et mangés ; seulement, le bien-être croissant, plusieurs produits de notre palette disparaissaient. Chez les cuisiniers gourmands, la tendance a changé et les raretés locales sont transformées en spécialités. Le consommateur veut également connaître le producteur, car il lui fait confiance et achète ses produits. En tant que chasseur, nous pouvons aussi remplir ce désir. Nous connaissons « notre » gibier, respectons les rythmes de reproduction et pouvons produire ainsi des alimentations irréprochables et occasionnellement les vendre.
Une pie, une corneille ou un geai des chênes, gibier de chasse
Récemment, quand nous avons discuté lors d’une séance officielle du fait « de conserver la chasse des pies et des geais », il nous est apparu, à nous chasseurs, que nous sommes en manque d'arguments pour conserver cette chasse si nous ne consommons pas ce gibier. Tous ces oiseaux nous fournissent, lorsqu'ils sont traités correctement, un gibier intéressant, de haute qualité et pas de consommation courante. Puisqu’il s'agit de produits alimentaires naturels et durables qui peuvent être utilisés, nous devrions les traiter respectueusement. L'utilisation d’animaux sauvages moins connus est plébiscitée par la population et augmente l'acceptation de la chasse. Espérons que certains chasseurs se sentent motivés et essayent de cuisiner la recette proposée ou d’en créer eux-mêmes. Ces plats savoureux peuvent être utilisés comme le support publicitaire de notre passion.
Remarques des goûteurs de la recette
Ces plats ont été servis lors d’une fête par un temps estival. L’entrée servie a enthousiasmé tous les goûteurs. Puisqu’on ne voulait pas tout de suite dévoiler la surprise, nous avons organisé un petit concours après la consommation de ces délicieux plats. Il fallait évidemment deviner de quel gibier il s’agissait. Il n'a pas été surprenant que personne ne découvre le gibier utilisé. Les invités ont cité de très nombreuses sortes d’animaux sauvages mais n’ont pas réussi à deviner le vrai contenu de la recette.
A tous ceux qui souhaiteraient cuisiner cette recette ou créer de nouveaux plats avec des animaux sauvages peu couramment apprêtés, je leur souhaite beaucoup de plaisir dans la revalorisation respectueuse de nos ressources naturelles.

Traduction du texte et de la recette par Philippe Volery