Tour d’horizon Vous pourrez lire ci-dessous quelques recommandations pour la saison 2009, ainsi que des informations (marquées en caractère italique) données par Roman Eyholzer, chef du secteur chasse et faune terrestre, au sujet de notre grand gibier.
Sanglier :
Même avec un chiffre record de 69 sangliers tirés pendant l’hiver 2008/2009, la chasse n’a pas sensiblement diminué le cheptel des sangliers. Il est très difficile de compter les sangliers dans leur habitat, mais le développement des dégâts dans les cultures peut servir comme indice pour l’évolution du cheptel. En comparaison avec l’année précédente, les dégâts ont diminué, mais sont encore importants. Pour faciliter le tir du sanglier, chaque chasseur peut installer un mirador de type échelle-siège pendant la période de chasse.
Chevreuil :
L’évolution des chevreuils dans le canton s’est de plus en plus adaptée au potentiel de l’habitat. Durant les dernières années, le chiffre total des chevreuils péris sur la route a reculé même si le trafic motorisé augmente chaque année. Ce résultat n’est pas lié à une diminution du cheptel, bien au contraire, car les effectifs du chevreuil ont aussi augmenté chaque année, mais à une meilleure distribution du cheptel dans son habitat. Grâce au plan de tir, le cheptel dans les régions productives a pu être utilisé plus intensivement au lieu de perdre ce gibier sur la route durant l’année. Ces dernières années le cheptel de nouveau augmente dans la région des Préalpes malgré le fait que la pression du lynx n’y a pas diminué.
Chamois :
Les effectifs du chamois sont assez importants dans le canton et même cet hiver rude n’a pas eu une influence trop importante sur le chamois. Avec la chasse normale, environ 380 chamois sont tirés chaque année; de plus, une quarantaine est tirée dans les réserves pendant la chasse spéciale. Le plus grand problème de la chasse est son fort impact sur la pyramide des âges et les boucs car 70% des chamois adultes tirés sont des mâles (2007 : 62% de boucs). Cet impact déstabilise le cheptel et si cela ne s’améliore pas des mesures de régulation devront être prises lors de la prochaine triennale. Une possibilité serait d’imposer aux chasseurs le sexe des chamois à tirer, comme cela se pratique dans le cadre de la chasse spéciale. Mais l’idéal serait que les chasseurs tirent plus de femelles que jusqu’à maintenant.
Cerf :
Les effectifs du cerf sont en pleine augmentation. Le plan de tir a passé de 20 à 25 animaux; la chasse a été facilitée en prolongeant la période d’une semaine et en donnant la possibilité de transférer le bouton entre deux chasseurs. Dans le futur, les effectifs continueront d’augmenter parce que le canton de Fribourg profitera des cerfs qui arrivent des cantons de Berne et de Vaud. De plus, pendant la période de chasse, la plupart des cerfs n’est pas encore arrivée depuis leur quartier d’été. Dans la nouvelle triennale 2012-2014, le canton de Fribourg devra donc collaborer avec les deux cantons voisins pour gérer ce cheptel commun.
Recommandations et remarques de la commission gibier de montagne
La commission gibier de montagne souhaite vivement éviter l'imposition du tir du chamois selon le sexe. Nous appelons à la responsabilité de chaque chasseur de chamois pour rétablir l'équilibre dans les prélèvements et ainsi éviter la mise en vigueur d'un nouvel article de loi qui nous serait particulièrement défavorable.
Gale :
Ces derniers temps, le canton de Fribourg a été touché par la gale. Cette maladie hautement contagieuse se retrouve chez les renards et les blaireaux de tout notre canton et va en diminuer le nombre. La maladie est propagée par le contact direct entre l’animal et le chien. Les chasseurs doivent bien surveiller leur chien et le soigner si nécessaire.
Recommandations et remarques éthiques et légales
Le règlement sur l’exercice de la chasse nous impose, lors du tir d’un ongulé et lorsque ce dernier n’est pas mort sur le coup, de marquer l’endroit où l’on se trouve et celui où le gibier a été tiré, la direction de fuite, ainsi que d’appeler ensuite un conducteur de chien de rouge et si finalement le gibier n’a pas été retrouvé, d’avertir le garde. Ceci est non seulement ce que prescrit la loi, mais aussi une règle de base de l’éthique de la chasse.
Le règlement nous impose des distances de tir. Assurez-vous que ces dernières soient respectées et que votre distance de tir ne soit jamais sous-estimée. En effet, un tir à grenaille est difficilement mortel à une distance supérieure à celle prescrite et blesse souvent un animal qui périra en souffrant.
Prenez le temps de parler de vos activités et de votre passion aux promeneurs que vous rencontrerez ; ils vous jugent souvent par ignorance.
Bonne chasse !
Pour la Fédération, Jean-Luc Broillet
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