Fribourg 2007

37e Marché aux peaux de Saint-Antoine

Magnifiques peaux tannées présentées par un couple du canton de Berne. Ce dernier parcourt tous les marchés de peaux en Suisse pour les écouler. Pour eux, il s’agit d’une passion. Il faut souvent attendre plusieurs heures dans le froid de la nuit pour permettre finalement de présenter de telles peaux.
Les peaux de renard de l’année, prêtes à la vente et à être tannées.
Samedi 3 février a eu lieu à Saint-Antoine le 37e marché des peaux. Il est traditionnellement organisé par la section Sense Hubertus. Relevons la présence de Michel Jaquillard, président de Diana Suisse, qui est venu saluer les collègues alémaniques, geste qui a été acclamé.
Les chasseurs de la région et de plus loin viennent y vendre les peaux de renard principalement et de blaireaux, produits de leur chasse. Cette matinée demeure une occasion, pour des passionnés qui ont passé de nombreuses heures à scruter l’arrivée du goupil, de vendre le fruit de leur travail. L’hiver chaud que nous avons vécu n’a pas, souvent par manque d’envie de la part des chasseurs, favorisé la chasse aux carnassiers. Ainsi le nombre de peaux présentées a baissé de 25%. La section Sense Hubertus a tout organisé pour que la fête soit belle : les corps de chasse, la tombola et ses lots de prix, la restauration. Les familles des chasseurs accompagnées des enfants ont, pour preuve les visages radieux, pris beaucoup de plaisir.

Porter des fourrures représente un sujet d’actualité puisque « certaines » préfèrent se promener nues plutôt qu’avec une fourrure sur les épaules. Nous ne porterons ici aucun jugement sur les élevages d’animaux à fourrure négligeant le respect de ces derniers. Parlons des 40 000 renards tirés en Suisse chaque année. Il est en effet certain que sans la chasse, ils finiraient bien par mourir, par accident sur la route, par la maladie,… . Un renard galeux fait toutefois pitié à voir. Que pourrions-nous faire de mieux que de chasser les renards et d’exploiter leur fourrure ? En conclusion, nous sommes face à un paradoxe. Une veste en matière synthétique dérivée du pétrole apporte-t-elle un meilleur bilan écologique ? La question reste ouverte.